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Incursion dans le monde du burlesque, une ode à la féminité

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Longtemps réputé pour ses spectacles burlesques, Montréal renouera avec ce style le temps de la 7e édition du Festival Montréal Burlesque qui débutera jeudi.

Au-delà des plumes, des paillettes et de la lingerie fine, le burlesque permet de redonner confiance aux femmes en leur permettant d’assumer pleinement et devant public leur sensualité.

«La définition stricte du burlesque est l’art et le jeu de la séduction grâce à l’humour, explique Scarlett James, artiste et fondatrice du Festival Montréal Burlesque, qui se tiendra du 15 au 18 octobre prochain. Aujourd’hui, le numéro burlesque est plus comme une mini pièce de théâtre avec du chant, de la danse, de l’effeuillage, de l’improvisation et surtout de l’interaction avec le public.»

Talons hauts, boas, porte-jarretelles, gants et corsets voici quelques-uns des accessoires qui permettent aux artistes de «jouer» avec leur public. En plus des accessoires, certains n’hésitent pas à colorer leur numéro d’éléments de cirque, de contorsion ou encore de fétichisme, ce qui offre un vrai spectacle de variétés selon Scarlett James.

Des femmes inspirées

Mais ce jeu de séduction qui dure entre 5 et 10 minutes sur scène vise avant tout à faire rêver les spectateurs et les spectatrices loin des standards de beauté traditionnels.

«Beaucoup de femmes qui découvrent le burlesque sont inspirées et souhaitent elles aussi embrasser leur féminité en laissant aller les complexes et les clichés, ajoute Scarlett James. C’est un peu comme quand on voit une femme avec une belle robe, on veut la même pour se sentir aussi séduisante.»

Et plusieurs de «ces spectatrices inspirées» se retrouvent dans l’école de The Lady Josephine, Arabesque Burlesque. «Ces femmes souhaitent trouver ou retrouver leur côté sensuel, pas seulement pour plaire à leur mari, mais pour avoir plus confiance en elles», raconte la professeure qui dit avoir des clientes âgées de 18 à 60 ans.

Encore des préjugés

Bien que le burlesque plaide pour sur la diversité des genres, des numéros et des corps, des clichés subsistent, particulièrement à cause de l’aspect «effeuillage» du spectacle.

«Ça arrive encore que les gens pensent qu’être artiste burlesque, c’est être danseuse nue dans un club», confirme The Lady Josephine. «Depuis 3 à 4 ans, les gens commencent à comprendre la différence, mais l’étiquetage automatique est encore présent», ajoute pour sa part Scarlett James, qui rappelle que le burlesque a permis à Montréal de rayonner comme «capitale de l’entertainment».

«Dans les années 40, c’était Lili St-Cyr, le théâtre Gayety et c’est ça qui a fait que Montréal est reconnue encore aujourd’hui comme ville du divertissement et des festivals.»

  • La 7e édition du Festival Montréal Burlesque se tiendra du jeudi 15 octobre au dimanche 18 octobre. Une cinquantaine d’artistes se produiront au Club Soda durant les trois spectacles qui se tiendront jeudi, vendredi et samedi. Dimanche soir, un spectacle d’OFF festival se tiendra au Viggle Room. www.montrealburlesquefestival.Ca