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Les Mexicains auront plus de tickets grâce au Québec

Une firme de Montréal facilitera le travail des policiers

Les Mexicains auront plus de tickets grâce au Québec
Photo AFP

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MEXICO | Une entreprise de Montréal permettra à quatre villes mexicaines de donner davantage de contraventions grâce à un ingénieux système informatique.

«Avec mon produit, un policier peut écrire une contravention en deux minutes au lieu d’en prendre quinze. Il n’y a plus d’erreur», lance Michel Guay, président de Groupe Techna, en entrevue avec notre Bureau parlementaire.

En plus de permettre aux forces de l’ordre de donner davantage de contraventions par quart de travail, le logiciel évite le gaspillage.

Les informations sont directement entrées dans un système informatique plutôt que d’être notées à la main. «Un corps policier qui utilise les carnets de contravention en perd 15 % à cause des erreurs de prise de note. On les jette carrément à la poubelle parce que la plaque d’immatriculation a été mal notée, par exemple», explique M. Guay.

Michel Guay, Président du groupe Techna
Photo courtoisie
Michel Guay, Président du groupe Techna

Son logiciel, utilisé entre autres par le service de police de Montréal et la ville de Washington, aux États-Unis, permet aussi un meilleur suivi des quotas.

«Tu peux les mesurer, savoir combien de contraventions ont été données par exemple. On peut faire des rapports extraordinaires et savoir, par exemple, combien de contraventions ont été données sur telle rue», a dit M. Guay, qui participait à la mission du gouvernement du Québec au Mexique, qui se terminait hier.

Près de 120 municipalités utilisent le programme de Techna aux États-Unis et au Canada. M. Guay vise maintenant la mégalopole de Mexico et ses 8,5 millions d’habitants. Alors qu’au Canada on recherche des économies, les autorités mexicaines veulent plutôt mettre à profit le logiciel pour lutter contre la corruption.

Pas retenu au Québec

«Chaque policier a son compte utilisateur. On est capable de savoir combien de tickets ils donnent. Une fois que c’est entré dans la machine, ils ne peuvent plus les déchirer», souligne Michel Guay.

Ce dernier a signé deux contrats pour distribuer son logiciel aux municipalités de Guadalajara, Ciudad Valles, Tlaquepaque et Tónala.

Ironiquement, son entreprise a été exclue en mai d’un gros contrat de gestion des nouveaux radars photo au Québec, alors qu’il proposait un prix nettement inférieur à celui de CGI.

«C’est beaucoup plus facile de faire affaire à l’extérieur du pays qu’avec le gouvernement du Québec», a-t-il laissé tomber.

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