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Duceppe stigmatise les libéraux

Duceppe stigmatise les libéraux
Photo Régys Caron

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REPENTIGNY - Gilles Duceppe s'est livré mercredi à une attaque en règle contre les libéraux de Justin Trudeau, que les sondages placent au premier rang dans les intentions de vote. «Il est très loin des valeurs du Québec», a dit le chef du Bloc à l'occasion d'un point de presse.

«Il pige dans la caisse d'assurance emploi, on ne peut pas être d'accord avec ça. Il ne parle pas de rétablir les paiements en santé; il est pour le vote à visage couvert, l'assermentation (des citoyens) et la prestation de services publics, c'est très loin des valeurs et des intérêts du Québec», a soutenu le chef du Bloc québécois.

Gilles Duceppe soutient que des Québécois élus au sein d'un gouvernement fédéral majoritaire en viennent à oublier les intérêts du Québec. «C'est arrivé plus d'une fois (...) M. Trudeau ne se rappelle peut-être pas qu'il y a déjà eu 74 députés sur 75 au Québec qui étaient au gouvernement libéral sous Pierre-Elliot Trudeau et qu'ils ont imposé une constitution sans référendum contre la volonté de l'Assemblée nationale.»

«On se rappelle qu'il y avait beaucoup de Québécois dans le gouvernement Chrétien quand ils ont bafoué la loi référendaire en 1995, avec le love in, qui n'était pas dans les dépenses du camp du NON parce que le fédéral n'était pas soumis à la loi québécoise. Les gouvernements libéraux ne sont pas soumis à la loi québécoise, c'est ce qu'ils ont dit.

«Il y avait beaucoup de Québécois au gouvernement libéral quand il y a eu le scandale des commandites (...) M. Trudeau s'est déjà prononcé contre la reconnaissance de la nation québécoise.»

Par ailleurs, Gilles Duceppe souhaite que le prochain gouvernement fédéral soit minoritaire, auquel cas le Bloc québécois pourrait détenir la balance du pouvoir et faire adopter ses propositions. «Il est arrivé plus d'une fois que les propositions du Bloc [ont été] reprises par un gouvernement minoritaire», a dit le chef souverainiste.

Énergie Est

Plus tôt en matinée, le chef du Bloc a pris le petit-déjeuner avec les maires de six municipalités de la Rive-Nord de Montréal. Les municipalités en ont particulièrement contre le projet Énergie Est de TransCanada qui veut faire passer un pipeline sur le territoire du Québec pour transporter du pétrole de l'Alberta jusqu'au Nouveau-Brunswick.

«Le projet Énergie Est n'apporte rien au Québec. Ça nous hypothèque beaucoup, chez nous ça va être 10,4 kilomètres», a rapporté le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau.

«La façon dont ils travaillent, c'est diviser pour régner, ils nous rencontrent un à un, mais on n'est jamais capables de voir l'ensemble du projet. Les gens de TransCanada ne respectent pas les aspirations des villes et des citoyens. Chez nous, ils veulent passer dans la recharge de l'aquifère, ça n'a pas de bon sens. Ces gens-là n'ont pas l'air à comprendre, c'est très laborieux travailler avec eux autres», a dénoncé M. Charbonneau.

Les villes de la banlieue nord de Montréal réclament des autoroutes avec voies réservées pour le transport en commun. «C'est pas une dépense les autoroutes, c'est un investissement. Si on met des voies réservées, on va avoir moins de congestion, moins de CO2 dans l'air.»