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Les policiers de Montréal «démotivés»

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Près de la moitié des membres de la Fraternité des policiers de Montréal ne recommanderaient pas à un finissant de venir travailler au SPVM, révèle le président du syndicat dans une lettre ouverte diffusée hier.

Selon un sondage réalisé par Léger en septembre dernier auprès de plus de 500 policiers, 46 % d’entre eux recommanderaient à un finissant de l’École nationale de police d’éviter de postuler au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

« Pourri »

Photo d'archives, Chantal Poirier

«Je n’ai jamais vu un climat de travail pourri comme celui-là», s’exclame Yves Francoeur, président de la Fraternité, pour expliquer les résultats du sondage.

Dans sa lettre, M. Francoeur dénonce la loi 15 sur les régimes de retraite et le pacte fiscal annoncé récemment par le gouvernement, qui permettrait aux villes de décréter les conditions de travail de leurs employés.

Ces deux mesures constituent un «cadeau empoisonné» pour les villes, selon M. Francoeur, car elles font en sorte que les policiers sont «démotivés» et «désillusionnés».

Ainsi, 97 % des répondants disent ne pas faire confiance à l’administration Coderre pour améliorer le climat au SPVM. De plus, près du tiers ont songé à prendre leur retraite plus rapidement depuis l’adoption de la loi 15.

Voir ailleurs

En outre, près du tiers des membres disent avoir déjà songé à poursuivre leur carrière ailleurs qu’à Montréal. Cela s’expliquerait par le fait que le travail de policier dans la métropole est plus difficile qu’ailleurs dans la province, notamment en raison des problématiques de gangs de rues ou de terrorisme, illustre M. Francoeur.

La rémunération globale des policiers de Montréal est donc «légèrement plus élevée qu’ailleurs au Québec», surtout en termes de régimes de retraite, estime-t-il. Mais à force d’être «attaqués [sur ces avantages]», «le jeu n’en vaut plus la chandelle», dit-il.

Reste que, pour l’administration Coderre, le cri du cœur de la Fraternité fait partie de la stratégie syndicale de négociation de la convention collective. «C’est de bonne guerre», a réagi l’attachée de presse Catherine Maurice.

 

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