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D’autres écoles annulent la fête

La décision de ne pas célébrer l’Halloween dans certains établissement fait rager parents et directeurs

Caroline Gosselin se désole que ses enfants Florence, Gabrielle et Jacob (de gauche à droite) ne puissent même pas se déguiser en classe à l’Halloween.
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Caroline Gosselin se désole que ses enfants Florence, Gabrielle et Jacob (de gauche à droite) ne puissent même pas se déguiser en classe à l’Halloween.

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La décision de plusieurs écoles de ne pas fêter l’Halloween en raison des moyens de pression des enseignants a mis le feu aux poudres jeudi, soulevant la colère des parents et des directeurs d’école, alors que les syndicats affirment qu’ils n’y sont pour rien.

Il n’y a pas que les élèves d’une école de Val-Bélair où les enfants n’auront pas le droit de se costumer pour célébrer l’Halloween cette année, comme le rapportait Le Journal jeudi. C’est aussi le cas dans d’autres écoles de Québec, de Montréal et ailleurs dans la province. La Fédération des directions d’établissement d’enseignement (FQDE) confirme qu’il ne s’agit pas de cas isolés sans pouvoir les quantifier.

La nouvelle a fait abondamment jaser jeudi, soulevant la colère de plusieurs parents. «Ma fille de 6e année m’a dit qu’elle ne comprenait pas le lien entre la fête d’Halloween et le salaire des enseignants. Je comprends sa réaction, ce sont les enfants les plus grands perdants», affirme Caroline Gosselin, mère de cinq enfants.

À l’Association québécoise du personnel de direction des écoles, on dénonce aussi la situation. «Pourquoi prendre les élèves en otage? Et se mettre les parents à dos? Voyons, ce n’est pas sérieux. On dirait vraiment le Grincheux qui ne veut pas fêter Noël», a affirmé sa présidente, Danielle Boucher.

Pas de mot d’ordre des syndicats

De leur côté, les syndicats d’enseignants assurent qu’aucun mot d’ordre spécifique n’a été donné concernant la fête de l’Halloween.

Depuis le début de l’année, les enseignants font la grève du zèle, c’est-à-dire qu’ils refusent de faire du bénévolat et de participer à des activités qui ne sont pas prévues dans leur horaire de travail. Il est donc possible que des fêtes d’Halloween, qui nécessite de la préparation, soient annulées, convient Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ).

«Ça crève le coeur»

Mais la consigne interdisant aux enfants de venir à l’école costumés «n’a rien à voir avec les moyens de pression», affirme-t-elle.

De son côté, la présidente de la FQDE, Lorraine Normand-Charbonneau, affirme que «même s’il n’y a pas de mot d’ordre qui a été lancé, on sait bien que sur le terrain, c’est ça qui va se passer». «C’est comme ça à chaque négociation. Ça crève le cœur», ajoute-t-elle.

— Avec la collaboration de Marie-Ève Dumont, Le Journal de Montréal


«Je suis d’accord à ce que les enseignants coupent dans les activités qui leur prennent du temps supplémentaire, mais je ne comprends pas ce que ça change pour eux que les enfants se déguisent ou non. Ce n’est pas eux qui vont passer une heure à les maquiller le matin, ce sont les parents»

— s’insurge Caroline Gosselin, mère de cinq enfants

 

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