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Pas de fête d’Halloween à l’école

Des parents dénoncent ce moyen de pression utilisé par certains enseignants dans le cadre des négociations

Halloween mère Caroline Gosselin
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Caroline Gosselin se désole que ses enfants Florence, Gabrielle et Jacob ne puissent aller en classe déguisés à l’Halloween.

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Des parents jugent déplorable que des enseignants aient décidé d’annuler les activités d’Halloween en classe et même d’empêcher les enfants de se déguiser, dans le cadre de leurs moyens de pression.

«Je suis d’accord pour que les enseignants coupent dans les activités qui leur prennent du temps supplémentaire, mais je ne comprends pas ce que ça change pour eux que les enfants se déguisent ou non. Ce ne sont pas eux qui vont passer une heure à les maquiller le matin, ce sont les parents», s’insurge Caroline Gosselin, mère de cinq enfants.

Les enseignants des trois enfants de Mme Gosselin, à l’école primaire Saints-Matyrs-Canadiens, dans le quartier Ahuntsic, à Montréal, ont dit à leurs élèves qu’ils n’avaient pas le droit de se déguiser pour l’Halloween le vendredi 30 octobre prochain.

«Ma fille de sixième année m’a dit qu’elle ne comprenait pas le lien entre la fête d’Halloween et le salaire des enseignants. Je comprends sa réaction. Ce sont les enfants, les plus grands perdants. Ce n’est pas de cette façon que les enseignants vont garder l’appui des parents», soutient la jeune mère.

Le même scénario est prévu à l’école La Farandole de McMasterville, en Montérégie: les activités et les déguisements n’y seront pas permis la veille de l’Halloween.

«Ce qui est insensé, c’est que mon fils de 7 ans doit faire une présentation orale sur son costume d’Halloween le 29 octobre, mais il n’aura pas le droit de le mettre à l’école le lendemain», raconte Jennifer Bourne, qui affirme avoir reçu cette instruction directement de l'enseignante de son fils.

Pas de mot d’ordre

La Fédération des directions d’établissement d’enseignement confirme qu’il ne s’agit pas de cas isolés, sans pouvoir quantifier le phénomène.

Cependant, l’Alliance des professeurs de Montréal et le syndicat de Champlain, sur la Rive-Sud, affirment n’avoir donné aucune consigne pour que de tels moyens de pression soient mis en œuvre. Même son de cloche du côté des syndicats nationaux comme la Fédération des syndicats de l’enseignement.

La directive interdisant aux enfants de venir à l’école costumés «n’a rien à voir avec les moyens de pression, affirme la présidente, Josée Scalabrini. Il n’y a aucune consigne qui a été donnée là-dessus», martèle-t-elle.

– Avec la collaboration de Daphnée Dion-Viens, Journal de Québec

 

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