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Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo

Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Le défenseur du Canadien Jeff Petry a besoin de jouer trois parties pour éliminer les calories de la poutine à la viande fumée lancée en son nom mardi par McDonald’s.

Il faut dire qu’avec ses 282 grammes de frites, de fromage Saputo, de sauce brune, de viande fumée Lesters, sans oublier les trois cornichons et un filet de moutarde, la poutine signée Jeff Petry n’est pas vraiment un plat à conseiller aux sportifs, souligne la nutritionniste du sport Kathryn Adel.

«C’est déjà une poutine, et en plus ils rajoutent de la viande fumée. Ça fait juste empirer les choses, ça ajoute du sel et du gras», s’offusque-t-elle.

Il y a assez de sel dans ce plat pour combler la totalité des besoins journaliers d’un adulte. C’est encore pire sur ce point que le hamburger signé Max Pacioretty, qui reste le champion des calories.

Selon Mme Adel, Petry, qui pèse 200 livres, a besoin de 47 minutes de hockey intensif, sans la moindre pause, pour éliminer sa poutine. Avec son temps de jeu moyen de 21 min 41 s depuis le début de la saison, son corps n’en sera pas débarrassé avant trois parties.

D’autant qu’il s’agit d’un «à-côté» que le client peut manger en l’accompagnant d’un sandwich dans un menu trio.

Manger du beurre

Avalez cette poutine avec un Big Mac et votre corps absorbe d’un seul coup 1120 calories, 64 grammes de lipides (le gras) et près de 2400 mg de sel.

De tels chiffres font bondir la nutritionniste Isabelle Huot.

En matière de gras, «c’est comme si on avalait 15 cuillères à thé de beurre, lâche-t-elle avec effroi. On s’entend que c’est vraiment démesuré».

Jeff Petry lui-même admet que la poutine ne fait pas partie de son menu habituel.

«J’aime bien la poutine, mais je n’en mange pas trop souvent. Quand je veux tricher, c’est un bon choix», dit-il.

Publicité puissante

Chez McDonald’s, le directeur marketing Carl Pichette se défend d’encourager la malbouffe chez les jeunes en utilisant le nom d’un joueur du Canadien.

«La poutine est considérée comme une gâterie par les Québécois [...] On croit au principe d’équilibre et de modération.»

Le problème est que la publicité, loin d’être modérée, ne s’arrête jamais, reproche la directrice de la Coalition poids.

«C’est une stratégie très puissante qu’on déplore», se désole Corinne Voyer.

Du côté du Canadien, le vice-président des communications Donald Beauchamp ne pense pas que le club livre un mauvais message à ses partisans en les incitant à manger trop gras.

«Il ne faut pas exagérer les choses. C’est un petit clin d’œil», tempère-t-il.

 

Du McDo aux noms des joueurs

 

POUTINE À LA VIANDE FUMÉE SIGNÉE PETRY

Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo
Photo courtoisie
  • 600 calories
  • 36 g de gras
  • 1440 mg de sodium

 

HAMBURGER PACIORETTY

Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo
Photo d'archives, Stéphan Dussault
  • 790 calories
  • 46 g de gras
  • 1350 g de sodium

 

HAMBURGER DANIEL BRIÈRE

Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo
Photo courtoisie
  • 480 calories
  • 22 g de gras
  • 990 mg de sodium

 

En comparaison

 

BIG MAC

Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo
Photo courtoisie
  • 520 calories
  • 28 g de gras
  • 950 mg de sodium 

 

POUTINE MCDONALD’S CLASSIQUE

Petry devra jouer trois matchs pour éliminer sa poutine McDo
Photo d'archives
  • 510 calories
  • 30 g de gras
  • 1010 mg de sodium

 

 

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