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Coca-Cola paie 28 000 $ pour une pub illégale à La Ronde

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Coca-Cola vient d’être condamnée à verser 27 664 $ pour avoir ciblé des enfants dans une publicité à La Ronde.

Un parc de jeux d’eau associé à la boisson gazeuse Fanta, à La Ronde, à Montréal, vient de subir les foudres du gouvernement pour avoir visé des enfants dans son marketing.

Coca-Cola, propriétaire de la marque Fanta, a plaidé coupable, au début du mois, à une accusation d’avoir fait de la publicité destinée aux enfants. L’entreprise a été condamnée à verser 27 664 $ au gouvernement québécois.

Cette peine survient après une plainte faite en 2013 par la Coalition Poids au sujet des jeux d’eau tapissés de logos de Fanta.

«L’importance de l’amende tient compte de la taille de l’entreprise et de la vulnérabilité des jeunes clients», explique Charles Tanguay, porte-parole de l’Office de la protection du consommateur, l’organisme qui a enquêté.

Rappelons qu’au Québec, la Loi sur la protection du consommateur interdit toute publicité commerciale destinée à des personnes de moins de 13 ans.

Rebaptisée

La «Zone Fanta!» en 2013 a été rebaptisée «Aqua-Zone!» en 2015, en plus d’avoir été repeinte et libérée des images d’enfants buvant de la boisson gazeuse.
Photo courtoisie
La «Zone Fanta!» en 2013 a été rebaptisée «Aqua-Zone!» en 2015, en plus d’avoir été repeinte et libérée des images d’enfants buvant de la boisson gazeuse.

Dans le cas de la «Zone Fanta!», la publicité ciblait cette catégorie d’enfants, avec le logo de la boisson gazeuse en évidence et avec les couleurs orange et bleu de Fanta sur les modules. On avait même ajouté des dessins d’enfants buvant de la boisson gazeuse.

La «Zone Fanta!» a depuis été rebaptisée «Aqua-Zone!» et les images de bambins sur les modules ont été retirées.

«Cette zone était, à l’origine, destinée à un public plus âgé», explique Antoine Tayyar, porte-parole de Coca-Cola Canada, qui a collaboré avec l’OPC.

«Nous sommes engagés depuis longtemps à ne pas faire la promotion de nos produits auprès des enfants. Nous prenons cet engagement très au sérieux», ajoute M. Tayyar.

Marketing agressif

Un sérieux qui n’émeut pas Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids, qui a déposé des dizaines de plaintes ces dernières années, dont plusieurs sur les pratiques de Coca-Cola. «Le marketing des boissons sucrées auprès des jeunes est très agressif», dit-elle.

Pour elle, la loi est très claire. «Leurs spécialistes du marketing savent très bien à qui ils s’adressent», dit Mme Voyer.

L’article de loi interdisant cette publicité est en vigueur depuis près de 30 ans. Mais il génère encore aujourd’hui son lot de griefs.

Il rend par exemple difficile de vendre des jouets ou des boissons gazeuses sur les canaux de télé destinés aux jeunes. Ça explique pourquoi on propose des vadrouilles pour nettoyer les dégâts des enfants ou des produits financiers pour payer leurs études futures.

Trois autres pubs ciblées par la Coalition Poids

École de ski du Mont-Sainte-Anne

Photo courtoisie

Des bouteilles de Minute Maid à l’école de ski du Mont-Sainte-Anne, dans la région de Québec. La plainte est évaluée par l’OPC.

École de ski du Mont-Trenblant

Photo courtoisie

Une affiche de Coca-Cola à l’école de ski de Mont-Tremblant. La plainte est évaluée par l’OPC.

Centre d’amusement Jungle Aventure à Laval

Photo courtoisie

Affiche à l’entrée d’un labyrinthe destiné aux enfants de moins de 3 ans, au centre d'amusement Jungle Aventure, à Laval. Cette plainte a été classée par l’OPC quand Jungle Aventure a enlevé l’affiche.

 

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