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Campagne : le coût des promesses

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Et si on lâchait le niqab pour parler de chiffres?

Et si on lâchait le niqab pour parler de chiffres?

La Fédération des contribuables canadiens a calculé la valeur des promesses faites par les trois principaux partis lors de cette interminable campagne.

Attachez votre tuque, ça va cogner.

La valse des milliards

Pour l’année fiscale 2016-2017, le coût des promesses faites par les libéraux est de 10,1 milliards de dollars, celui des promesses faites par le NPD est de 5,7 milliards, et celui des promesses faites par les conservateurs est de... 256 millions.

Selon la Fédération, le coût total des dépenses pour chacun des trois partis d’ici l’année fiscale 2019-2020 sera de 21,7 milliards pour le NPD, 20,9 milliards pour les libéraux et 1,2 milliard pour les conservateurs.

Tout ça, alors que la dette fédérale est de 612 milliards de dollars. Chaque année, nous payons 26 milliards de dollars en intérêts seulement!

Je sais que Harper n’a pas la cote auprès de plusieurs personnes. Mais lorsqu’on regarde le coût des promesses faites par les trois partis, il faut se rendre à l’évidence: fiscalement parlant, le PC est de loin le plus responsable des trois.

Mais, bof, who cares, nous, au Québec, on va quand même voter pour les libéraux et les néo-démocrates.

Comme l’a écrit Michel Hébert le mois dernier, au Canada, on n’aime pas les déficits.

«Mais au Québec, les déficits ne font plus scandale. On y voit plutôt une forme d’aide humanitaire. Ici, universités, cégeps et hôpitaux s’enfoncent dans l’endettement dans l’indifférence générale. Inutile d’en faire la manchette...

«Universitaires, fonctionnaires, leaders syndicaux, étudiants trentenaires et syndiqués à domicile: la nébuleuse socialiste dénonce la moindre entrave à la dépense. Au Québec, l’équilibre budgétaire a quelque chose d’inhumain...»

La fée des dents

Alors, multipliez les promesses, sortez les cartes de crédit, creusez la dette avec une pépine et ajoutez des milliards de dollars à l’ardoise canadienne, on s’en balance!

Ce qu’on veut, au Québec, ce sont des cadeaux.

On aime rêver, ici, on croit encore au père Noël et à la fée des Dents.

Pourquoi se serrer la ceinture et avoir des visées réalistes quand on peut pelleter notre dette dans la cour de nos enfants?

Faisons le party et laissons la facture à la prochaine génération!

Ça, c’est un programme, les amis! Ça, c’est une vision!

On n’aime pas que les nouveaux arrivants se cachent le visage quand ils prêtent serment, mais quand vient le temps d’affronter la réalité fiscale et de regarder froidement les chiffres, maudit qu’on aime s’enfouir la tête dans le sable jusqu’aux épaules!

Au Québec, on vote à visage découvert, messieurs, dames!

Mais les yeux fermés.

Pour mieux rêver.

The Stephen Harper Show

Parlant de Stephen Harper...

Pouvez-vous me dire ce que le premier ministre sortant est allé faire au show d’Éric Salvail?

Pensait-il vraiment que des gens l’entendraient chanter Quand le soleil dit bonjour aux montagnes, et diraient: «Ben maudit, Stephen Harper me surprend! Ce n’est pas le gars que je croyais! Je pense que je vais voter pour lui!»

Les politiciens ne voient-ils pas qu’ils se discréditent quand ils font les clowns dans des émissions de variétés?

 

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