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Justin le rassembleur

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Le gouvernement Harper a marqué l’histoire. Par sa durée et son orientation idéologique. Pour moi, il aura eu tout faux. Au mieux, dans l’abondance des dossiers, aura-t-il eu une pertinence accidentelle, comme une horloge arrêtée qui donne l’heure juste deux fois par jour.

Le gouvernement Harper a marqué l’histoire. Par sa durée et son orientation idéologique. Pour moi, il aura eu tout faux. Au mieux, dans l’abondance des dossiers, aura-t-il eu une pertinence accidentelle, comme une horloge arrêtée qui donne l’heure juste deux fois par jour.

Stephen Harper ne s’est jamais soucié d’être premier ministre de tous les Canadiens. Il n’a toujours été que le chef du Parti conservateur, ne gouvernant que pour les applaudissements des siens.

Campagne négative

En campagne, il nous aura resservi cette moulée: publicités négatives, manque de respect constant pour ses adversaires, exploitation démagogique de la question du niqab.

Par leur mesquinerie, les conservateurs ont eux-mêmes créé le

besoin pour un rassembleur. Par leur agressivité, ils ont eux-mêmes donné à Justin Trudeau la possibilité d’étonner. Le chef libéral s’est révélé comme un leader moderne et ouvert. Il a su confisquer le thème du changement aux néo-démocrates, malgré les efforts de Thomas Mulcair pour recentrer son parti.

La marque libérale incarne le renouveau

Le chef libéral est maintenant celui à travers qui le Canada peut se retrouver, incarner à nouveau le progrès, renouer avec ses idéaux de justice sociale et de compassion. En fin de course, alors qu’il a dû se défaire de son coprésident de campagne sur un enjeu éthique, Justin Trudeau a eu l’aplomb de semoncer ses militants qui chahutaient des journalistes insistants: «Hey! Nous avons du respect pour les journalistes dans ce pays, ils posent des questions difficiles et c’est ce qu’ils sont censés faire.»

Aux Québécois maintenant d’être partie de cette histoire qui s’écrit. Un meilleur Canada passe par un retour du Québec à la table des décisions. Après 25 ans de protestation et de retrait, la nation québécoise doit se réinvestir dans la conduite du Canada.

 

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