/opinion/blogs/columnists
Navigation

La campagne des mauvaises idées

Coup d'oeil sur cet article

La campagne électorale qui s’achève aura été foisonnante en mauvais choix de la part des partis politiques fédéraux. Le plus important aura été celui de Thomas Mulcair, d’opter pour un recentrement de son parti (qui était déjà très proche du centre avant cette manœuvre) dans le but de conserver son avance: stratégie prudente, mais perdante.

La campagne électorale qui s’achève aura été foisonnante en mauvais choix de la part des partis politiques fédéraux. Le plus important aura été celui de Thomas Mulcair, d’opter pour un recentrement de son parti (qui était déjà très proche du centre avant cette manœuvre) dans le but de conserver son avance: stratégie prudente, mais perdante.

Refuser l’audace

D’abord, il y a, au Canada et au Québec, une soif de changement que le NPD n’a pas réussi à représenter. Il y avait tout l’espace pour mettre de l’avant des politiques budgétaires audacieuses et marquées à gauche: le NPD a choisi de ne pas emprunter cette voie, voulant paraître un parti «crédible» et prêt à gouverner.

En matière de centrisme, on ne peut faire mieux que le Parti libéral du Canada.

Malheureusement pour lui, les gens préfèrent toujours l’original à la copie. Or, en matière de centrisme, on ne peut faire mieux que le Parti libéral du Canada et on peut difficilement trouver chef plus politiquement beige que Justin Trudeau.

La valorisation du débat sur le niqab, notamment par Gilles Duceppe, est une autre très mauvaise idée de la campagne. Peut-être le Bloc en tirera-t-il quelques bénéfices électoraux à court terme, mais ces maigres bénéfices seront payés à fort prix.

Enjeux identitaires, des poisons

Les enjeux identitaires sont des poisons: ils sèment l’intolérance, le rejet et le repli sur soi.

Le projet indépendantiste défendu par le Bloc rapetisse à chaque sac de patates enfilé par un électeur ou une électrice.

Loin d’insuffler le courage des ruptures nécessaires, la montée en épingle de ces sujets alimente une peur paralysante. M. Duceppe le savait très bien au moment du triste débat sur la Charte des valeurs québécoises, son désir de sauver son parti du naufrage l’aura rendu aveugle à ses responsabilités politiques.

 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.