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L’espoir d’un retour en force

Un sondage a confirmé au Bloc que les Québécois ont une « énorme affection » pour Gilles Duceppe

Gilles Duceppe
Photo d'archives, Chantal Poirier Gilles Duceppe

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Dépeint comme un parti moribond après l’élection de 2011, le Bloc québécois (BQ) est revenu dans la course et souffle dans le cou de ses adversaires, soutient la garde rapprochée de Gilles Duceppe.

«Beaucoup de gens nous donnaient pour morts. Depuis 2011, le Bloc a été ignoré et, pour bien des gens, la réélection du NPD était une formalité», raconte Dominic Vallières, directeur des relations de presse du BQ. Parti en début de campagne avec une caisse de 4 millions $, Gilles Duceppe a pu se payer trois tournées du Québec avec autobus de campagne, avions nolisés et du personnel pour agir sur le terrain.

Le chef du Bloc répète que son équipe a maintenant « le ventdans le dos ». – Ce que Gilles Duceppe a dit le plus souvent

Le retour de Gilles Duceppe a sonné le réveil des militants, croit Dominic Vallières. «Quand M. Duceppe est revenu, un sondage est venu dire que les Québécois avaient une énorme affection pour cet homme-là. Nous, on se disait que ça allait se traduire dans un résultat électoral.»

12 députés au minimum

Les bloquistes sont dans l’expectative d’un retour en force, eux qui n’ont fait élire que quatre députés avec 24 % du vote en 2011. Ils visent un minimum de 12 députés, ce qui permettrait au BQ d’être reconnu comme un parti politique au Parlement. Des sources internes croient que le BQ fera élire de 15 à 20 députés. Gilles Duceppe souhaite un gouvernement minoritaire où le BQ détiendra la balance du pouvoir.

Le BQ est au coude à coude avec deux, parfois trois adversaires, ce qui pourrait lui permettre de se faufiler dans plusieurs circonscriptions, espère son chef. «On a une base solide, quand vient le temps de faire la différence, c’est nous qui pouvons la faire», estime M. Duceppe.

L’attitude des électeurs

Les troupes du BQ tirent leur optimisme de l’attitude des électeurs. «Dans les centres d’achat et sur la rue, les gens nous regardent dans les yeux, nous disent: “Merci, on compte sur vous.” C’est de bon augure. En 2011, les gens disaient: “On vous aime”, et leurs regards portaient vers le sol. Ce n’est pas le cas maintenant», assure le chef souverainiste.

Gilles Duceppe se plaît à dire partout où il passe que le BQ a le vent dans le dos. Sur le terrain, les militants sont au rendez-vous. «D’après moi, il va rentrer, confie une militante de Laurier−Sainte-Marie [...] Jack Layton est décédé, et les gens ont moins confiance au nouveau chef, qui a combattu la loi 101», souffle une autre militante.

Les débats télévisés ont permis au chef du BQ de revenir dans la mémoire des gens, ajoute Dominic Vallières. «Les gens avaient peut-être oublié M. Duceppe. Ça nous a donné la visibilité qu’on n’avait pas eue de la campagne, ça nous a donné un swing.»

 

Le moment fort

La participation de Gilles Duceppe aux débats télévisés a donné un second souffle à sa campagne.

 

Le moment faible

Au début de la campagne électorale, Gilles Duceppe faisait du vélo avec Pierre Karl Péladeau et disait pédaler avec un vent de face; les sondages donnaient alors 13 % des intentions de vote au Bloc québécois.

 

Campagne en bref

Moment inusité

«N’exagérez pas», a répondu Gilles Duceppe à Justin Trudeau, qui venait de lui dire «mon amour» pendant le débat à TVA.

 

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