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Toute une remontée libérale

Les sondages placent Justin Trudeau en avance alors qu’il était 3e aux premiers jours de la campagne

Justin Trudeau
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Justin Trudeau

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À l’image de Jack Layton lors de la vague orange de 2011, le chef libéral Justin Trudeau en a surpris plus d’un en effectuant toute une remontée dans les intentions de vote au cours des dernières semaines, après un début de campagne fort difficile.

Les derniers sondages parus cette semaine ont de quoi contenter les troupes libérales: tous ont mis Justin Trudeau en tête des intentions de vote alors qu’en début de campagne, il devait se contenter de la troisième place. La situation était alors à ce point critique que deux anciens premiers ministres libéraux, Paul Martin et Jean Chrétien, avaient été appelés en renfort pour épauler leur successeur dans sa campagne.

« J’ai un plan » et « la classe moyenne » – Ce que Justin Trudeau a dit le plus souvent

Entre les publicités des conservateurs qui ont martelé que «Justin» n’était pas «prêt» et les nombreux commentaires des analystes politiques qui soulignaient l’inexpérience du jeune chef, peu auraient pu prédire que la formation libérale finirait devant les conservateurs dans les intentions de vote.

Le parti du vrai changement

Comme l’avoue son conseiller Robert Asselin, l’équipe de Justin Trudeau a dû travailler fort et longtemps avant de se distinguer du NPD et démontrer qu’il pouvait incarner lui aussi le «vrai changement».

C’est notamment sur le plan économique que sont apparues les premières différences marquantes entre les deux partis. Aussi, contrairement à Thomas Mulcair, Justin Trudeau s’est tenu loin de la controverse entourant le port du niqab. Sa discrétion a joué à son avantage sur cet enjeu.

Campagne de personnalité

Le Parti libéral a multiplié les visites sur le terrain, notamment en Ontario où il doit absolument faire des gains.

On semble beaucoup miser sur la personnalité de Justin Trudeau qui, comme a pu le constater Le Journal, signe des autographes à profusion, en plus de se prêter à des dizaines d’égoportraits par jour avec ses partisans. «Il faut aller cogner aux portes. Parlez à vos voisins, vos familles, vos amis», a-t-il scandé cette semaine, alors qu’il faisait campagne dans le sud de l’Ontario.

Le plus progressif ?

Comme tous les autres partis, M. Trudeau s’est positionné tout au long de la campagne comme le champion de la classe moyenne, comme celui qui veut reprendre l’argent des mains des «plus nantis des nantis» pour le redonner aux familles.

Il a beaucoup misé sur l’impopularité du premier ministre actuel pour remporter des voix, accordant beaucoup moins d’attention à son rival du NPD.

«On ne peut pas se permettre encore 10 ans avec le gouvernement Harper. Ce gouvernement est déconnecté et à court d’idées», a-t-il lancé dans plusieurs discours.

 

Le moment fort

Sa présence aux débats des chefs

Selon plusieurs analystes, M. Trudeau s’est particulièrement démarqué lors des différents débats. «Vous savez ce que les gens disent là-bas de vos visites, M. Harper? Ils disent que vous avez un gros traîneau, mais pas de chien!» a-t-il notamment lancé à Stephen Harper à propos de ses nombreux déplacements dans le Grand Nord canadien.

 

Le moment faible

La première partie la campagne a été ardue pour Justin Trudeau qui peinait à se tailler une place dans les sondages et dont la crédibilité était mise à rude épreuve.

 

Campagne en bref

La phrase à oublier

« Faire croître l’économie du cœur vers le haut » (from the heart outwards).

La controverse

À quelques jours de l’élection, le coprésident de la campagne de Justin Trudeau, Daniel Gagnier, a dû démissionner lorsqu’il a été révélé qu’il avait contacté des promoteurs du pipeline Énergie Est afin de les conseiller sur les façons de négocier avec le prochain gouvernement.

Le retour de la Trudeaumanie ?

Les médias accompagnant l’autobus de campagne des libéraux ont remarqué à quel point Justin Trudeau était accueilli en «rock star» dans les différents endroits où il s’arrêtait. Le Journal a d’ailleurs entendu à plusieurs reprises des adolescentes s’extasier après avoir réussi à toucher la main de leur «Justin».

 

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