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Merci aux candidates et aux candidats

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Photo Archives / Agence QMI

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Ils n’ont pas eu beaucoup d’attention durant cette campagne pourtant ils ont travaillé fort et la grande majorité d’entre eux mordront la poussière. C’est grâce à elles, grâce à eux, que ces élections peuvent avoir lieu. Il n’y a pas d’élections sans candidats. 
 
Partout à travers le pays, ils sont au moins 1 500 qui ont mis leur vie en suspens, qui ont osé s’avancer sur la place publique, s’enrôler sous une bannière, mettre leur figure sur un poteau et sillonner leur circonscription à la rencontre des citoyens.
 
Ils ne l’ont pas fait pour l’argent. Ils l’ont fait pour une cause. L’économie, l’environnement, la sécurité, la souveraineté, l’éducation, la famille. Ils l’ont peut-être fait un peu pour le prestige, un peu par ambition. Cela n’enlève rien à la générosité et au courage de leur geste. Il n’y a rien de mal à aspirer à de hautes fonctions. Car s’ils l’ont fait, tous autant qu’ils sont, c’est parce qu’ils ont la volonté de se mettre au service de leurs concitoyens. Sinon, on ne va pas en politique.
 
Ils ont risqué gros, sur le plan personnel, mais aussi parfois sur le plan financier. Ils ont vu leur vie être étalée, leurs prises de position passées scrutées, leur réputation mise dans la balance. Leur engagement, c’est aussi celui de leur famille, de leurs proches, de dizaines voire de centaines de bénévoles qui ont fait don de leur temps ou de leur expertise.  
 
Tous ces candidats ont fait l’effort de se documenter sur des enjeux souvent complexes. Ils se sont trouvés parfois entraînés dans des discussions ardues, à défendre des points de vue qui ne sont pas nécessairement les leurs, mais qui sont ceux de leur parti. Adhérer à un parti, c’est adhérer à une vision d’ensemble, à une philosophie. Point par point, cela peut devenir difficile. Mais la politique est un jeu d’équipe.
 
D’une porte à l’autre, ils ont rencontré la sympathie et le rejet, l’encouragement et l’insulte. Et ils ont continué, jour après jour, pendant une interminable campagne où chaque camp aura vécu d’espoir et d’angoisse.
 
Nous avons la chance de vivre dans une démocratie pleine et entière, ce qui ne veut surtout pas dire parfaite. C’est d’ailleurs une des forces de la démocratie. C’est en effet le seul système de gouvernance qui peut se corriger. Le Canada fait partie des pays du monde à l’indice de démocratie le plus élevé. Nous sommes au 7e rang mondial selon le classement 2014.  Cet indice est basé sur la compilation d’une soixantaine de critères, allant de l’intégrité du processus électoral, au fonctionnement du gouvernement, à la liberté sous toutes ses déclinaisons (libertés civiles, d’expression, d’association, etc.).
 
Et si nous sommes cette démocratie exemplaire, c’est parce qu’encore cette fois-ci, en grand nombre, des femmes et des hommes se sont présentés devant le peuple reflétant une diversité d’opinions et d’options. Ils se sont faits à la fois les promoteurs et les gardiens de notre démocratie. Ils ont pris la démocratie sur leurs épaules.
 
Quand on s’arrête pour considérer ce qui se passe loin des projecteurs invariablement braqués sur les chefs; quand on prend la mesure du don d’eux-mêmes qui a été consenti par les candidates et candidats de tous les partis, cela ajoute à l’importance d’aller voter.
 
Aller voter, c’est choisir un gouvernement ou un représentant, mais c’est aussi exprimer notre reconnaissance à tous ces gens ordinaires qui ont fait quelque chose d’extraordinaire.
 
Maintenant que tout a été dit, que cette campagne amorcée dans la chaleur de l’été se termine dans les premières gelées de l’automne, il m’apparaissait important de souligner l’importance du geste posé par les candidates et les candidats, indépendamment du parti qu’ils ont représenté.