/news/politics
Navigation

Labeaume et Hamad veulent un ministre pour Québec

Régis Labeaume et Sam Hamad
Photo Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Régis Labeaume et Sam Hamad

Coup d'oeil sur cet article

Le maire Régis Labeaume et le ministre Sam Hamad soutiennent, d’une même voix, que Québec devrait avoir un ministre dans le futur cabinet libéral.

«Honnêtement, la capitale nationale du Québec mérite un ministre. M. Trudeau est un Québécois. Je suis sûr qu’il va comprendre ça. On serait dû pour un représentant», a mentionné le maire de Québec mardi matin en marge d’un point de presse. Presque au même moment, à l’Assemblée nationale, M. Hamad a indiqué qu’«à Québec, on a deux députés libéraux. J’espère qu’on va avoir un retour d’un ministre dans la région de Québec au niveau fédéral».

Selon l’analyse du maire, «à partir de maintenant, la région de Québec est bien différente. Il y a quatre ans, nous étions totalement dans l’opposition comme ville de Québec. Aujourd’hui, c’est à prédominance conservatrice, mais on a quand même deux élus [libéraux] qui me semblent talentueux. On a là sans aucun doute le potentiel pour avoir un ministre à Québec. Je souhaite que le premier ministre fasse ce qu’il faut pour qu’on soit représentés».

M. Labeaume n’a cependant pas voulu dire lequel des deux élus libéraux – Jean-Yves Duclos ou Joël Lightbound – il verrait bien au conseil des ministres. «Je ne m’en mêlerai pas. C’est la prérogative du premier ministre», a-t-il ajouté. Ce dernier a précisé qu’il va «répéter» les quatre éléments de sa liste d’épicerie au nouveau gouvernement libéral pour s’assurer de leur réalisation.

Flèche au NPD

Le maire ne s’est pas formalisé outre mesure de savoir que Québec a majoritairement voté en faveur de la nouvelle opposition conservatrice. «Les gens étaient satisfaits du gouvernement conservateur. La ville et la région ont bénéficié [du règne du gouvernement sortant]», a-t-il fait valoir.

En début de journée, Régis Labeaume a rendu hommage aux candidats en lice, y compris aux députés du NPD de la région qui ont tous perdu leurs sièges. Or, lors du conseil municipal, en soirée, il a lancé une flèche à ces ex-députés sans les nommer. «Ceux et celles qui ont le plus diabolisé le port [de Québec] et remis en question tout ce qui se faisait là ont tous été malheureusement battus», a-t-il glissé tout en se défendant d’être «vicieux dans [ses] propos».

Présente à l’hôtel de ville de Québec en fin d’après-midi, la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, a réclamé que le prochain ministre canadien des Affaires étrangères soit bilingue.

— Avec la collaboration de Louis Gagné

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.