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Les acteurs économiques et syndicaux présentent leurs demandes

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Photo Archives / Agence QMI Françoise Bertrand.

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MONTRÉAL – Syndicats, chambres de commerce et divers acteurs économiques ont offert leurs félicitations à Justin Trudeau et à son parti, tout en profitant de l’occasion pour faire leurs demandes et rappeler au nouveau premier ministre ses engagements.

«L'élection d'un gouvernement majoritaire est un gage de stabilité et de prévisibilité. Ce sont deux qualités essentielles au développement économique, à l'entrepreneuriat et à l'attraction d'investissements», a souligné la présidente-directrice générale de la FCCQ, Françoise Bertrand.

«Autant en matière d'infrastructures, de fiscalité et d'entrepreneuriat, le gouvernement doit agir comme accompagnateur et facilitateur au nom du développement économique», a aussi mentionné Mme Bertrand.

Le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Yves-Thomas Dorval, a demandé aux élus de «faire du développement économique une priorité fondamentale, dans la perspective de placer le Canada en position de créer durablement de la richesse pour financer les dépenses de l'État sans accroître le fardeau fiscal».

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a rappelé dans un communiqué les attentes de PME envers le gouvernement : «réduire le taux d’imposition des petites entreprises, alléger le fardeau des taxes sur la masse salariale, améliorer l’accès à la main-d’œuvre et mieux arrimer la formation aux besoins des PME».

Après des années difficiles avec Stephen Harper, l’Alliance de la fonction publique canadienne (AFPC) a dit vouloir rencontrer le nouveau premier ministre «pour discuter des mesures à prendre pour redresser les torts causés par les conservateurs et améliorer les relations de travail au sein de la fonction publique fédérale».

Au revoir, M. Harper

Les diverses organisations ont souligné le départ du premier ministre sortant, Stephen Harper, sans en garder le même souvenir.

Les chambres de commerce québécoises ont souligné le travail de M. Harper, «qui a mené jusqu'à ce jour une politique économique rigoureuse et responsable axée sur le contrôle des dépenses et la diminution du fardeau fiscal des entreprises et des particuliers».

Au CPQ, on a remercié l’ancien premier ministre pour «ses efforts ayant permis de maintenir des finances publiques saines, et ce, malgré un contexte économique mondial difficile à la suite de la dernière récession».

Chez les syndicats, le message était bien moins positif.

«Les électeurs et les électrices en avaient assez des attaques constantes des conservateurs de Harper à l'égard des fonctionnaires fédéraux», a mentionné l’AFPC, qui dit avoir fait ce constat sur le terrain pendant la campagne.

La CSN souligne pour sa part que le départ de Stephen Harper est «une victoire importante pour l'ensemble du mouvement syndical, les femmes, les scientifiques, les artistes, les chômeurs, les peuples autochtones, et la société civile».

«Le temps est maintenant venu de travailler pour un avenir plus radieux et de dire adieu aux politiques de peur et de dégradation environnementale», a affirmé de son côté la directrice générale de Greenpeace Canada, Joanna Kerr.