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Résultats quasi identiques au dernier sondage

Le fait que les sondages aient pu influer sur le vote ne choque pas Jean-Marc Léger. «C’est un instrument de la démocratie», dit-il. «C’est mieux que dans les années 50 où les journalistes disaient n’importe quoi.»
Photo d’archives Le fait que les sondages aient pu influer sur le vote ne choque pas Jean-Marc Léger. «C’est un instrument de la démocratie», dit-il. «C’est mieux que dans les années 50 où les journalistes disaient n’importe quoi.»

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Même si un électeur sur trois a attendu le dernier moment avant de choisir pour qui voter lundi, le dernier sondage Léger de la campagne avait néanmoins vu venir la vague libérale.

Les résultats du vote en ont surpris plus d’un lundi soir. Mais à quelques points près, les estimations des intentions de vote de la firme Léger diffusées deux jours avant les élections ont été fidèles à la réalité, tant canadienne que québécoise.

«On a été très précis. On a même dit samedi dans Le Journal qu’on était à la veille d’un gouvernement majoritaire», a rappelé le président Jean-Marc Léger.

Il fait valoir que ses sondages ont montré en premier la montée fulgurante du Parti libéral et la chute spectaculaire du NPD.

Empêtré dans la controverse autour du niqab, le parti de Thomas Mulcair a en effet dégringolé de 46 % à 25 % des intentions de vote au Québec entre le 2 septembre et le 17 octobre dans les sondages Léger.

Pendant ce temps, le parti de Justin Trudeau a grimpé de 20 % à 31 %, pour convaincre finalement 35,7 % des Québécois aux urnes.

Jean-Marc Léger, Président de Léger
Photo d'archives
Jean-Marc Léger, Président de Léger

Sondages influents

La publication des sondages tout au long de la campagne a certainement accéléré la montée de Justin Trudeau, comme Jack Layton en 2011, pense M. Léger.

«Les gens ont attendu de voir qui était mieux placé [pour battre Stephen Harper]. À la fin, des bloquistes et des néo-démocrates ont voté libéral», a-t-il estimé.

Et comme un électeur sur trois a hésité jusqu’à la fin, il a été plus compliqué de prévoir dans chaque circonscription qui allait être élu.

D’ailleurs, tous ceux qui ont essayé n’ont pas réussi à prévoir l’élection d’un gouvernement majoritaire.

«On ne peut pas tout anticiper. L’élection reste un événement humain», a souligné Pierre Martin, responsable du Calcul électoral, qui avait prévu un gouvernement libéral minoritaire.

Il a pris l’exemple de la députée NPD Ruth Ellen Brosseau. Selon lui, elle a été élue grâce à une bonne campagne dans Berthier-Maskinongé, qui a fait mentir les sondages défavorables.

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