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Gilles Duceppe se retire officiellement en tant que chef du Bloc québécois

Battu pour une deuxième fois en deux scrutins fédéraux dans son ancienne circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe a expliqué qu’il avait voulu prendre deux jours pour annoncer sa décision pour s’assurer «de laisser un parti en ordre, sans dette, qui fait une place importante à la relève, avec une aile parlementaire organisée».
Photo Agence QMI, Maxime Deland Battu pour une deuxième fois en deux scrutins fédéraux dans son ancienne circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe a expliqué qu’il avait voulu prendre deux jours pour annoncer sa décision pour s’assurer «de laisser un parti en ordre, sans dette, qui fait une place importante à la relève, avec une aile parlementaire organisée».

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MONTRÉAL – Malgré sa défaite aux élections fédérales de lundi, Gilles Duceppe a dit laisser la direction du Bloc québécois «avec le sentiment du devoir accompli».

«Avec l’élection de dix députés, l’avenir de notre formation est assuré pour les quatre prochaines années. J’aurais évidemment aimé en obtenir davantage et être moi-même élu dans ma circonscription», a dit M. Duceppe qui a officiellement confirmé sa démission comme chef bloquiste, jeudi, en conférence de presse à Montréal.

Battu pour une deuxième fois en deux scrutins fédéraux dans son ancienne circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, Gilles Duceppe a expliqué qu’il avait voulu prendre deux jours pour annoncer sa décision pour s’assurer «de laisser un parti en ordre, sans dette, qui fait une place importante à la relève, avec une aile parlementaire organisée».

«Sous ma direction, le Bloc aura été le parti de tous les Québécois», a-t-il dit sans toutefois répondre aux questions des médias par la suite.

Âgé de 68 ans, Gilles Duceppe était sorti de sa retraite en juin pour reprendre la direction du BQ, à la demande de Mario Beaulieu, qui craignait que la formation souverainiste soit rayée de la carte aux élections.

Le Bloc est parvenu à faire élire 10 députés lundi, soit six de plus qu’en 2011. Toutefois, le pourcentage des voix a légèrement diminué par rapport au scrutin précédent.

Péladeau voulait qu’il reste

Le chef du Parti québécois Pierre Karl Péladeau avait souhaité mercredi que M. Duceppe reste en poste. Le chef péquiste avait vanté sa grande expérience parlementaire et politique.

«Nous l’avons constaté durant la campagne électorale, il maîtrise extrêmement bien les dossiers, notamment, évidemment, tous les dossiers à saveur fédérale sur les compétences et les empiétements qui existent en matière provinciale ou en matière avec le Québec», a affirmé M. Péladeau.

L'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, a également salué le dévouement et le talent de député de Gilles Duceppe lors d'une entrevue accordée à TVA Nouvelles.

«Il a été l'un des meilleurs députés que le Québec n'ait jamais eus à Ottawa et en plus, il a fait une campagne électorale que tout le monde a qualifiée de sans-faute. Et puis, il perd dans sa circonscription. Ce n'est pas drôle!», a déclaré l'ancien chef du Parti québécois.

«On a choisi la voie strictement démocratique, c'est une voie qui est longue et difficile. Quand on défend une cause noble comme celle de l'indépendance de sa nation, on doit assumer les difficultés qui viennent avec. Et Duceppe les a assumés pendant longtemps, il a bien fait son travail. Il vit cette épreuve aujourd'hui et a toute ma sympathie», a-t-il ajouté

Rhéal Fortin à l’intérim

La direction intérimaire du BQ sera confiée au député Rhéal Fortin, avocat de profession, qui a été élu dans la circonscription de Rivière-du-Nord.

«Je suis fier de relever ce nouveau défi. Les Québécoises et les Québécois peuvent compter sur la nouvelle équipe du Bloc, une équipe qui allie le dynamisme de notre jeune relève à l’expérience de vétérans éprouvés», a déclaré M. Fortin.

Le doyen de la Chambre des communes et député bloquiste de la circonscription de Bas-Richelieu-Nicolet-Bécancour, Louis Plamondon, présidera le nouveau caucus du parti.

Le rôle de leader parlementaire a été confié à Luc Thériault, député de Montcalm, tandis que Monique Pauzé, députée de Repentigny, entrera en fonction en tant que whip.

Mario Beaulieu est le président de la formation indépendantiste.

Catherine Fournier, candidate défaite dans Montarville, a été nommée vice-présidente du parti.