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Longueuil se rappelle Jenique Dalcourt

La mère de Jenique Dalcourt, Monique Dalcourt, son père John C.Gandolfo et la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire.
Photo Henri-Paul Raymond La mère de Jenique Dalcourt, Monique Dalcourt, son père John C.Gandolfo et la mairesse de Longueuil, Caroline St-Hilaire.

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La mère de Jenique Dalcourt, qui a été assassinée le 21 octobre 2014 sur une piste cyclable à Longueuil, espère que le meurtrier de sa fille sera prochainement arrêté et jugé.

Il ne se passe pas une journée sans que Monique Dalcourt pense au meurtre dont sa fille a été victime et au fait que l’assassin est toujours en liberté. Elle affirme vivre de l’angoisse au quotidien.

Le conjoint de Mme Dalcourt a d’ailleurs démarré une pétition en ligne pour qu’une meilleure aide soit apportée à tous parents d’enfants assassinés n’ayant pas le statut défini de victime au sens de l’IVAC, parce qu’ils n’étaient pas présents au moment du meurtre.

La mère de Jenique Dalcourt s’inquiète entre autres pour les enfants qui fréquentent une des trois écoles situées à proximité du lieu du drame dans le Vieux-Longueuil.

Mme Dalcourt s’accroche toutefois au fait que de nouvelles preuves au dossier de meurtre ont été soumises au Directeur des poursuites criminelles et pénales pour analyse le 15 octobre dernier, comme le révélait Le Journal hier.

Le 25 octobre 2014, deux jours après le meurtre, les policiers avaient arrêté un suspect de 26 ans. Faute de preuves suffisantes pour l’accuser, l’individu avait été relâché quelques jours plus tard.

Les proches de Jenique Dalcourt espèrent que les nouvelles preuves permettront de juger l’assassin.

Mme Dalcourt dit ignorer quelle sera sa réaction si le suspect est accusé. Mais selon ce qu’elle sait, sa fille ne connaissait pas l’individu soupçonné d’être l’auteur du crime.

Jenique Dalcourt, Victime
Photo d'archives
Jenique Dalcourt, Victime

 

Longtemps en prison

Une amie de Jenique Dalcourt, Dominique Daoust est aussi impatiente d’assister à l’arrestation du meurtrier.

Elle espère qu’il purgera une longue peine de prison.

«Je veux que justice soit rendue, mais j’ai peur qu’il se retrouve en prison durant un an. On s’entend que ce ne serait pas super. S’il était incarcéré à vie, il aurait au moins le temps de penser à ce qu’il a fait.»

L’enquête sur le meurtre de Jenique Dalcourt demeure une priorité pour le Service de police de l’agglomération de Longueuil (SPAL), mais ils sont avares de commentaires.

La capitaine Nancy Colagiacomo mentionne que ce meurtre est le seul à être non résolu depuis 10 ans sur le territoire de Longueuil.

Plusieurs policiers demeurent affectés à temps plein à l’enquête et tous les efforts sont mis de l’avant afin de faire évoluer ce dossier d’homicide.

La policière refuse de dire s’il y a ou non des éléments nouveaux et elle refuse de confirmer si le suspect est le même qui avait été arrêté l’an dernier, puis relâché sans qu’aucune accusation soit portée contre lui.

Plaque commémorative

La Ville de Longueuil a honoré la mémoire de Jenique Dalcourt hier, un an jour pour jour après le crime.

Une plaque et un banc ont été installés sur les lieux mêmes de son meurtre, survenu sur une piste cyclable entre la rue De Normandie et le Chemin de Chambly.

La plaque didactique a été dévoilée par la mairesse Caroline St-Hilaire, en présence de la mère de Jenique, de son père et de membres de sa famille.

Mme St-Hilaire a parlé d’un lieu de recueillement.

«J’estime que nous avons un devoir de mémoire envers Jenique Dalcourt, mais aussi envers toutes les femmes victimes de violence. Cette plaque commémorative immortalisera leur histoire.»

La mairesse a rappelé que c’est un droit fondamental pour chacun de se sentir en sécurité à Longueuil.

La Ville de Longueuil a entrepris en septembre une consultation auprès de la population pour connaître les endroits jugés inquiétants afin d’améliorer la situation.