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L’orientation sexuelle joue un rôle dans la réaction au stress

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MONTRÉAL – La réaction au stress ne dépend pas seulement du sexe, mais aussi de l’orientation sexuelle d’une personne, a conclu une équipe de chercheurs montréalais dans une étude publiée dans «Biological Psychiatry».

«C’est la première fois qu’une étude indique que la réactivité au stress dépend non seulement du sexe, mais de l’orientation sexuelle», a déclaré Jens Pruessner, coauteur principal et chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Elle ouvre la voie à d’autres études sur le fonctionnement physiologique des minorités sexuelles», a-t-il conclu.

La recherche avait déjà démontré que les hommes réagissaient davantage à une situation stressante que les femmes lors de l’augmentation du cortisol, une hormone de stress.

Les chercheurs du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, affilié à l’Université de Montréal, ont voulu savoir si l’orientation sexuelle avait également un impact sur la réaction au stress.

Ils ont donc mesuré les niveaux de cortisol salivaire chez les lesbiennes, les gais et les bisexuels et les hétérosexuels lors d’une épreuve de stress.

Les résultats ont confirmé qu’il y avait une augmentation plus marquée du cortisol chez les hommes hétérosexuels que chez les femmes hétérosexuelles.

Les niveaux de cortisol étaient aussi plus élevés chez les femmes gaies/bisexuelles comparées aux femmes hétérosexuelles et chez les hommes hétérosexuels comparés aux hommes gais/bisexuels, confirmant ainsi que l’orientation sexuelle était un facteur prépondérant.