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Bernard Derome, animateur matinal

Bernard Derome
Photo Journal de Montréal, Chantal Poirier En entrevue, Bernard Derome insiste: en plus d’être un homme d’information, il est aussi un homme de musique. «Mes parents­­ étaient amateurs de musique classique, confie-t-il. J’ai appris le piano très jeune, mais je n’aimais pas répéter ce qu’on me demandait de faire. Je préférais improviser.»

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Après avoir agrémenté les fins de soirée des Québécois pendant 33 ans, Bernard Derome change non seulement de médium, mais de créneau. L’ex-chef d’antenne du Téléjournal de Radio-Canada devient le nouvel animateur matinal de Radio-Classique, l’ancienne antenne de Jean-Pierre Coallier, dorénavant détenue par Gregory Charles.

Dès lundi, le journaliste d’expérience accompagnera les débuts de journée des auditeurs en animant Les classiques de Bernard, un rendez-vous diffusé en semaine de 6 h à 9 h.

À plusieurs égards, Bernard Derome effectuera­­ un retour aux sources lundi matin, car c’est avec CJBR, une station de radio de Rimouski, qu’il a décroché son premier contrat en 1963, deux ans avant de faire son entrée à Radio-Canada.

Gregory Charles rêvait de recruter Bernard­­ Derome avant même d’acheter Radio-Classique, l’an dernier. Ce n’est ­toutefois qu’après avoir reçu l’aval du CRTC, en juin, qu’il a fait son offre au ­principal intéressé. «Je savais que c’était un amoureux de musique... Mais je savais que c’était probablement ­impossible qu’il dise oui», relate Gregory Charles.

Musique et actualité

Bernard Derome avoue avoir longuement réfléchi avant d’accepter la proposition du touche-à-tout. «J’ai été flatté et extrêmement surpris, déclare l’homme de 71 ans. J’ai pris le temps de ­réfléchir. J’ai pris le temps de consulter des proches et j’ai sauté.»

Radio-Classique a beau être une station musicale, Bernard Derome parlera ­également d’actualité en ondes. Pour ce faire, il recourra aux services de collaborateurs de renom, dont plusieurs sont d’anciens confrères de travail, comme Pierre Fortin (économie), Jean-Louis Roy (droit), Jocelyn­­ Coulon (scène internationale) et Daniel Lessard (politique).

«Ils vont venir apporter un éclairage sur certaines questions, précise Bernard Derome­­. Il n’y aura pas d’entrevues confrontations, de hot seat, de grands débats­­ ou d’entrevues de 10 minutes, mais il faut quand même dire ce qui se passe.»

«On n’est en concurrence avec personne, poursuit le vétéran. (...) Radio-Classique, c’est quelque chose de différent. Certains ont envie d’entendre des blagues, d’autres ont besoin d’actualité brute... Nous, on offre une autre option. C’est une autre façon d’entreprendre la journée.»

Depuis son départ de Radio-Canada, en 2009, Bernard Derome continue de ­travailler pour la télévision. Au cours des dernières années, il a notamment ­présenté des miniséries documentaires à Historia (Mon Dieu) et Télé-Québec (Les grands moyens). Malgré son attachement pour le petit écran, il affirme entretenir une relation privilégiée avec les ondes ­radiophoniques.

«Depuis toujours, j’écoute plus la radio que je regarde la télévision... un peu comme un cordonnier mal chaussé! La radio­­ est présente dans mon auto, chez moi quand je travaille, dans mes oreilles quand je cours... Elle revêt une grande importance dans mon quotidien.»

Les classiques de Bernard du lundi au jeudi de 6 h à 9 h à Radio-Classique.