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Les Cowboys fringants pour une neuvième fois

Les Cowboys fringants pour une neuvième fois
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Le temps passe vite. La preuve ? Les Cowboys fringants sortent ce week-end leur neuvième album en carrière, Octobre.

Déjà neuf albums. On dirait pourtant que c’est hier qu’on découvrait les airs festifs du quatuor formé de Jean-François Pauzé, Karl Tremblay, Marie-Annick Lépine et Jérôme Dupras. Même les membres du groupe trouvent que ça va vite.

«On veut tous s’arrêter, mais on est happés comme des cons», chante Karl Tremblay sur la pièce-titre de l’album.

«Je me rappelle que l’automne dernier, j’étais dans ma cabane et je regardais dehors en écrivant. Mon petit bébé qui avait six mois était dans la maison. Je me disais: je ne peux pas croire que je suis en train de me casser la tête à écrire un “estie” d’album encore au lieu de profiter des moments qui ne repasseront peut-être jamais dans ma vie. C’est la réflexion derrière certaines des chansons de l’album», raconte Jean-François Pauzé.

Pour la scène

Selon l’auteur et compositeur en chef du groupe, cet album est un retour aux sources en ce sens que les chansons ont été conçues spécifiquement pour la scène.

«Même si ce sont deux choses distinctes, il faut avoir la tournée en tête quand on écrit l’album. On ne doit pas oublier que c’est par la scène qu’on s’est fait découvrir. Nous avons toujours fait des shows débridés», dit Pauzé, en donnant l’exemple de l’album L’expédition, paru en 2008.

«C’était plus calme et ça s’est moins bien transposé sur scène. Nous avons dû faire des ajustements pour que les chansons soient plus rock. Nous n’avons pas vraiment apprécié d’avoir à faire cela.»

L’album Octobre est en vente depuis hier.

Les Cowboys fringants seront en concert au Grand Théâtre de Québec le 19 décembre.

Octobre en 5 chansons

Commentées par Jean-François Pauzé

Octobre : «C’est la chanson qui englobe certaines idées de l’album, qui a été écrit principalement à l’automne. Nous sommes tous pris dans une vie de fous et on ne profite pas pleinement du moment présent.»

So So : «Je ne voulais pas revenir directement sur le printemps érable, mais j’avais été fasciné à l’époque par les chasses gardées de tout le monde. Les étudiants manifestaient de leur côté, les automobilistes se plaignaient des étudiants. Personne ne se tient, chacun a ses petites récriminations.»

La dévisse : «C’est un peu le fantasme qu’on a tous à un certain moment dans notre vie de tout crisser ça là quand on a des problèmes. On laisse tout tomber pour boire. Ça va être cool à chanter en spectacle. Je pense que les gens vont entonner le refrain en chœur.»

Mon grand-père : «J’aime faire le portrait de gens connus ou pas connus. Dans ce cas-ci, c’est à 90 % mon grand-père. Ça nous ramène à l’époque où les hommes trimaient dur et ne parlaient pas gros. Alors que maintenant, les pères sont plus affectueux.»

Louis Hébert : «C’est le premier agriculteur en Nouvelle-France. Je voulais démontrer simplement que nous sommes en train d’oublier notre histoire. Pas parce que nous ne sommes plus curieux, mais parce que l’histoire n’est plus enseignée.»