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Paris Match d’hier à aujourd’hui

Paris Match d’hier à aujourd’hui

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Quelle pertinence a encore Paris Match dans un paysage média qui a tellement changé? Le directeur de la rédaction explique comment la marque exploite les nouvelles plateformes... Et pourquoi sa recette de base demeure aussi moderne que jamais.

Quelle pertinence a encore Paris Match dans un paysage média qui a tellement changé? Le directeur de la rédaction explique comment la marque exploite les nouvelles plateformes... Et pourquoi sa recette de base demeure aussi moderne que jamais.

Qu’est-ce qui distingue encore Paris Match, alors que l’information arrive en continu, et que des sites comme TMZ ou Gawker surenchérissent quant aux photos et aux révélations sur les artistes? De passage à Montréal récemment, ­Olivier Royant, directeur de la rédaction de ­Paris Match, a répondu à mes questions.

Paris Match peut-il encore apporter quelque chose de différent aujourd’hui ?

C’est drôle de se poser la question justement alors qu’une entrevue exclusive avec le pape fait la couverture: on montre qu’il est encore ­possible d’apporter des scoops en imprimé. [...] La chance que nous avons en France, c’est d’avoir 26 000 points de vente pour les magazines. Et, ce qui est clair pour nous, c’est qu’il n’y a pas de perte d’intérêt pour notre travail. Il y a de ­l’angoisse, on voit que des salles de ­rédaction se réduisent... Mais en même temps, les gens ­adorent encore le journalisme, il n’y a pas de perte d’intérêt pour ce que nous faisons.

On est quand même loin du rendez-vous unique que pouvait représenter Paris Match autrefois.

Oui. Aujourd’hui, nos clients sont en interaction avec notre marque cinq, 10 fois par jour, plutôt qu’une fois par semaine comme avant. Sur ­internet, on vient par exemple de lancer Match Point qui, en fin de journée, est un «digest» de ce qui s’est passé durant la journée. On crée une expérience enrichissante pour des gens qui n’ont pas de temps. Il y a aussi une place pour nous sur le mobile. Et on réalise qu’il y a toujours un grand intérêt, y compris de la part des jeunes, pour la photo, pour le photojournalisme. J’étais dans le même évènement, récemment, que le patron d’Instagram, qui disait: «Ce que je fais, c’est raconter des histoires en photos.» Et j’ai répondu: «Attendez un peu, c’est ce que NOUS faisons, et depuis le début!» Le magazine, dans tout cela, est le bâtisseur d’image. On ne peut pas rivaliser avec quelque chose qui arrive dans les mains de quatre millions de Français.

Comment définiriez-vous la marque Paris Match ?

Il faut remonter aux débuts du magazine, créé en 1949, au sortir de la guerre, alors qu’on avait du mal à être optimiste. C’est un journal qui s’est formé sur l’histoire humaine, sur le fait de ­raconter la vie à travers le prisme de l’humain. Nous restons des raconteurs d’histoire, et c’est ce que tout le monde veut aujourd’hui. Et, comme lecteur, on ne vous met pas dans une boîte: ce n’est pas parce que vous vous intéressez à la ­politique, à l’actualité internationale, que vous ne voulez pas entendre parler des stars, de la royauté, de la vie des dirigeants... On aborde la vie dans son ensemble, telle qu’elle est. C’est très moderne. Et on le fait depuis le début.

La plateforme De la semaine

CNN vient de lancer Great Big Story (GBS), une plateforme de reportages ­vidéo, qui s’adresse au public de 25-35 ans. GBS ne cache pas de vouloir concurrencer Vice et Buzzfeed, mais dans un registre différent.

Le concurrent De la semaine

Le groupe Disney s’apprête à lancer en Europe DisneyLife, service de vidéo à la demande, sur abonnement, destiné à concurrencer Netflix. Disney Life sera disponible au Royaume-Uni dès novembre, puis, en 2016, en France, en ­Allemagne, en Espagne et en Italie.

L’investissement de la semaine

google
Paris Match d’hier à aujourd’hui
Photo Google

Google a lancé un nouveau fonds, doté de 150 millions ­d’euros (218 M$), pour financer des projets numériques innovants dans la presse européenne. Baptisé «Digital News Initiative», ce fonds ouvert aux candidats de 32 pays européens sur trois ans permettra aux éditeurs d’information de toute taille, et même à des individus, de proposer leurs projets.

 

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