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8 citations sur la réalité des femmes autochtones au Canada

8 citations sur la réalité des femmes autochtones au Canada
Agnieszka Stalkoper

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Melissa Mollen Dupuis (activiste Innu) et Michèle Audette (ancienne présidente de Femmes autochtones du Québec et candidate libérale défaite lors de l’élection fédérale) étaient de passage dans les studios de l’émission Tout le monde en parle, ce dimanche, pour parler du sujet de l’heure, soit de la réalité des femmes autochtones au Canada.

De nombreux meurtres, viols et disparitions ont été répertoriés depuis des années dans les réserves et la situation ne semble pas s’améliorer. Les libéraux, élus majoritaires au gouvernement fédéral, promettent de faire la lumière sur plus de 1200 cas de femmes autochtones assassinées ou disparues. 

Voici donc 8 citations des deux activistes qui étaient en entrevue à Tout le monde en parle

«Ça fait quand même quelques années qu’on en entend parler. On est en 2016 et je me souviens qu’à Montréal les marches pour les disparues ont commencé en 2006. Ça fait déjà 10 ans», explique Melissa Mollen.  

«Si t’es une femme autochtone, t’as moins de chance qu’on te cherche que si tu es un animal», explique Mollen en soulignant le fait que certains parents ont dû insister pour que des recherches soient faites concernant la disparition de leur fille.

«Les femmes assassinées et disparues ce n’est pas seulement au Québec, mais ça va jusqu’à Vancouver.»

«Il faut des histoires chocs pour qu’on se réveille enfin et qu’on donne de l’attention aux femmes autochtones.»

«Non. C’est au-dessus de 3000», rectifient les deux invités quand on leur demande si elles sont d’accord avec le chiffre de 1200 femmes disparues ou tuées.

«T’es tout seul à te défendre et tu fais partie de la population qui est à risque, c’est un poids qui est très difficile à porter pour les femmes autochtones».

«Je suis tellement heureuse d’avoir une fille, mais je n’ai jamais eu aussi peur d’avoir une fille. Chaque fois que je la regarde, j’ai tellement d’amour, mais j’ai peur qu’elle souffre...», raconte Melissa Mollen qui vient de mettre au monde une petite fille.

« On ne devrait pas nous demander de survivre. On devrait nous offrir l’opportunité de vivre.»