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Les micromaisons séduisent les Québécois, pas les villes

Le village de minimaisons a attiré des milliers de curieux depuis jeudi au salon Expohabitation au Stade olympique de Montréal. Celle-ci, construite en vinyle et en imitation de bois, s’étale sur 486 pi2 et coûte 90 000 $ tout équipée, patio inclus.
Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain Le village de minimaisons a attiré des milliers de curieux depuis jeudi au salon Expohabitation au Stade olympique de Montréal. Celle-ci, construite en vinyle et en imitation de bois, s’étale sur 486 pi2 et coûte 90 000 $ tout équipée, patio inclus.

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De plus en plus de Québécois sont séduits par les micromaisons à moins de 100 000 $, mais la plupart des villes n’en veulent pas.

«On pourrait s’acheter une maison à 250 000 $, mais il faudrait couper dans les voyages», refuse Robert Lévesque, un Lavallois de 52 ans. Avec sa conjointe Lynda Dumais, il a visité hier le village des micromaisons du salon Expohabitation, au Stade olympique.

«On loue un appartement à 670 $ par mois. Être propriétaire nous coûterait le double», calcule Mme Dumais.

Ils ne veulent pas se ruiner pour un espace inutile, surtout depuis que les enfants ont quitté le domicile. Ils ont donc été séduits par les minimaisons.

La plupart coûtent moins de 100 000 $. Elles consomment peu d’énergie et optimisent l’espace pour offrir l’essentiel sur 500 à 700 pi2, parfois avec plusieurs chambres. «L’avenir est là-dedans. L’immobilier est trop cher», dit Mme Dumais.

Le village de minimaisons a attiré des milliers de curieux depuis jeudi au salon Expohabitation au Stade olympique de Montréal. Celle-ci, construite en vinyle et en imitation de bois, s’étale sur 486 pi2 et coûte 90 000 $ tout équipée, patio inclus.
Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain

Jeunes séduits

Les «tiny house» intéressent les 45-70 ans, confirme Nathalie Ouellet, propriétaire de Go-VR, qui a reçu des centaines de demandes de clients en un an.

Chez Maisons Confort Design, le président Sylvain Nadeau dit avoir déjà vendu une vingtaine de micromaisons.

À Lantier, au nord de Sainte-Agathe dans les Laurentides, Habitat Multi Générations prépare un quartier dédié. Déjà 34 terrains sont vendus.

Il faut dire que plusieurs jeunes sont eux aussi prêts à se tourner vers une minimaison pour devenir propriétaires.

Maxime Robillard, 27 ans, va s’installer à Lantier dans 480 pi2, avec un balcon presque aussi grand. La maison et le terrain valent à eux deux environ 100 000 $.

«C’est ma première maison. Je n’achèterais pas autre chose que ça», dit-il.

 

Le village de minimaisons a attiré des milliers de curieux depuis jeudi au salon Expohabitation au Stade olympique de Montréal. Celle-ci, construite en vinyle et en imitation de bois, s’étale sur 486 pi2 et coûte 90 000 $ tout équipée, patio inclus.
Photo Le Journal de Montréal, Baptiste Zapirain

Faibles taxes

Mais le problème des micromaisons est que la plupart des villes du Québec n’en veulent pas, se désolent Nathalie Ouellet de Go-VR et Sylvain Nadeau d’Habitat Multi Générations. Le nerf de la guerre semble être surtout l’argent.

«Les maires trouvent qu’elles demandent autant de services à fournir, mais rapportent moins de taxe», rapporte le maire de Lantier, Richard Forget.

Sa ville de 850 habitants a été la première au Québec à autoriser les mini-maisons il y a un an et demi.

Depuis, quelques rares villes comme Sainte-Béatrix, Sainte-Adèle, Saint-Liguori ou La Sarre en accueillent.

«Oui, ça rapporte moins de taxes, car ce sont des maisons plus petites. Mais on attire une population active, plus jeune et dynamique», dit M. Forget.

«Et un 4 1/2 à 500 $ par mois, essayez de trouver ça aujourd’hui», ajoute-t-il.

 

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