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Scandale autochtone

Scandale autochtone

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Le hasard ne fait pas toujours bien les choses. Le scandale de la SQ de Val-d’Or aurait pu être celui de la GRC de Winnipeg ou d’Edmonton. Au Manitoba, en Alberta, la situation épouvantable des autochtones est connue, malgré les milliards dépensés par Ottawa chaque année.

Remarquez que les gouvernements ne peuvent demander des comptes aux conseils de bande sans être accusés d’abus de pouvoir ou de paternalisme. La Loi sur les Indiens, c’est la dépendance financière, et le pouvoir politique autochtone s’en satisfait. Jusqu’à ce qu’éclate un scandale.

Le dernier tombe sur la tête du Québec, forçant même le fugace chef Kistabich à sortir de l’ombre. Il ne savait rien de ça, lui non plus?

Essentiellement, qu’avons-nous sous les yeux? Des femmes abusées par des policiers, systématiquement. Des femmes «fragiles», souffrant de problèmes de toxicomanie et d’alcoolisme, des femmes errant la nuit dans le centre-ville. Abusées chez elles, abusées présumément ensuite par des policiers. Dans une bien étrange complicité des uns et des autres.

Dans le reportage d’Enquête, une intervenante communautaire de Val-d’Or, oeuvrant auprès des femmes autochtones depuis plus de 25 ans à Val-d’Or, tombe des nues. Elle ne savait pas ce qui se passait, elle non plus.

Comme le chef de bande. Comme le maire. Comme le député. Comme tout le monde, sauf la barmaid qui voyait bien ce qui se passait et qui le dit à la caméra...

Quant à la SQ, elle s’est déshonorée, trop de témoignages concordent. Les officiers ne pouvaient ignorer ce qui se passait. Les abuseurs devront faire face à la justice; le traitement habituellement donné aux policiers (une sortie côté jardin avec pension intégrale)  ne pourra s'appliquer dans ce cas-ci. C'est trop gros, trop grossier. La réaction de la pauvre ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, en dit long sur ce que l'on ne sait pas encore... Dans le cas contraire, on aura raison de ne plus croire en la justice... À moins que tout ceci ne soit qu'un coup monté, ce dont je doute fort.

Invisible jusqu'ici, le chef Kistabich dit qu’il veut «faire le point de nation à nation». C'est dans la tradition des similis élus autochtones que de vouloir faire de la politique quand ça chauffe. Pour faire diversion, pour éviter de se regarder dans le miroir, pour éviter de se montrer tel qu'il est.

Il devrait pourtant commencer à faire le point avec sa propre nation. Sa «communauté», son peuple, sa gang, peu importe le terme utilisé pour signifier l'exclusion voulue d'emblée.

Il ne peut tout mettre sur le dos des blancs, comme les autres. Les pauvres victimes de Val-d'Or ne fuyaient pas pour rien vers les organismes communautaires... 

Quant à l’Assemblée des premières nations, elle devrait, elle aussi, faire un examen de conscience. Blâmer les blancs pour tout ce qui arrive ne cache plus l’irresponsabilité crasse de l'establishment autochtone. Du centre-ville d’Ottawa, l’APN roule en Mercedes, mange aux bonnes tables, fraye avec la haute fonction publique et finit par oublier les putes d’Edmonton qui frappent aux fenêtres des hôtels la nuit pour avoir de l’alcool et offrir leurs «services».

Ou celles de Winnipeg, errant hébétées, violentées par des clochards du centre-ville appartenant souvent à la même bande... Idem en Colombie-Britannique. Idem à Ottawa et à Montréal. L’alcoolisme et la toxicomanie font des ravages de Victoria à Pointe Parent et les pushers sont bien souvent des gars de la «place», des «gens de la communauté» qui font régner la terreur. Que font les conseils de bande pour que cesse le trafic? Ils regardent ailleurs, bien souvent, les yeux dans le vide comme des penseurs du dimanche...

Quant aux femmes autochtones, elles sont d’abord maltraitées par les leurs. Les plus jeunes sont enceintes plus souvent qu'aucun autre groupe de la société, au Québec ou ailleurs. L'inceste est une plaie dans les réserves. Et qu'est-ce que ça dit ça, aux foutus conseil de bande?

Le pouvoir politique autochtone est une farce mais s'accrédite dans une vaste comédie comptable: un budget annuel de huit milliards pour Ottawa seulement. Des centaines d'emplois subventionnés et une caste de pseudos élus roulant carrosse sans aucun remords.

Il ne faudrait pas qu’on oublie ça quand les policiers de la SQ seront cités à procès. Il ne faut pas que les fameux leaders autochtones s’en tirent avec des mots creux et des sophismes; la rectitude politique leur sert d’échappatoire depuis trop longtemps. Les autorités fédérales voudront du coup y trouver leur compte : limiter l’examen de cette situation intolérable au Québec serait aussi scandaleux que ce qui s'est passé à Val-d'Or.

Parce qu’Ottawa en sait beaucoup plus long que l’on croit sur ce qui se passe sur les réserves... Après tout, c'est surtout lui qui paye les chefs et le reste...