/news/currentevents
Navigation

Des travailleurs sociaux dans les autopatrouilles de Val-d’Or

Martin Prud'homme
Photo courtoisie Martin Prud'homme

Coup d'oeil sur cet article

La Sûreté du Québec permettra à des travailleurs sociaux de patrouiller avec des policiers à Val-d’Or et les autopatrouilles seront toutes munies de caméras. La SQ espère ainsi rétablir la confiance entre ses policiers et la population.

Malmenée dans l’opinion publique à la suite d’allégations d’abus de confiance et d’abus sexuels de la part de femmes autochtones de Val-d’Or, la SQ formera une équipe spéciale d’intervention pour agir auprès de la population vulnérable.

«Ils pourront intervenir en milieu urbain face à des phénomènes comme la santé mentale, l’itinérance et la toxicomanie», a raconté le chef de la Sûreté du Québec, Martin Prud’homme, qui était de passage en Abitibi hier.

Aucune inconduite sexuelle

Le chef Prud’homme a été clair, les huit policiers suspendus ne sont pas visés pour des inconduites sexuelles. «On parle de 11 allégations, dont deux allégations d’inconduite sexuelle. Il s’agit d’un policier des années 1980, qui est aujourd’hui décédé et une autre concernant un policier inconnu par manque d’information. Pour les huit policiers suspendus, on parle de voies de fait et d’abus de pouvoir», a-t-il dit, avant de rappeler qu’ils ont la présomption d’innocence jusqu’à preuve du contraîre.

Confiance

La Sûreté du Québec dit ne pas avoir eu le choix de suspendre les huit policiers visés par les allégations des femmes autochtones puisque la confiance du public envers la SQ était entachée.

«J’ai vu comme vous le reportage, le questionnement, les préoccupations. Après le reportage, on a atteint un point culminant et j’ai demandé de transférer l’enquête au Service de police de Montréal. J’ai la responsabilité de maintenir la confiance de la population envers notre service», a-t-il dit.

Les policiers de Val-d’Or sont en colère depuis la suspension de leurs collègues. Ils se sentent abandonnés par la ministre de la Sécurité publique Lise Thériault et par la direction de la SQ. Ils ont refusé de patrouiller la fin de semaine dernière. Le service a été assuré par des policiers de Rouyn-Noranda et d’Amos. Ils ont lancé une pétition pour demander à la ministre Lise Thériault de s’excuser.


 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.