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Pour Sarah intéresse la télé française

Le producteur François Rozon confie que la série sera vendue à l’international

Pour Sarah
Photo d'archives François Rozon reçoit régulièrement des messages de sympathie depuis le début de la saison.

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La série qui a touché le cœur de nombreux Québécois fera-t-elle aussi flancher celui des Français? Le producteur de Pour Sarah, François Rozon, a confirmé que des maisons de productions françaises sont «très intéressées» à acheter sa série.

François Rozon, dont l’histoire de Pour Sarah est librement inspirée de celle de sa fille, est en discussion avec des gros joueurs français dont l’intérêt est marqué pour la série. Il affirme également que depuis le MipTV de Cannes, la grande foire mondiale de la télé, un producteur allemand s’est aussi manifesté.

«Beaucoup de Français ont trouvé la série intelligente et bien écrite, et ont aimé que ce soit articulé autour des jeunes. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient pas ce genre de trucs dans leur télé. Ils ont aussi été impressionnés par la qualité. Et des parents qui s’inquiètent pour leurs enfants, c’est assez universel comme sujet», a-t-il confié au Journal.

Certains veulent diffuser Pour Sarah tel quel, d’autres veulent en faire une adaptation avec leurs propres comédiens. «Je peux faire les deux, l’un n’exclut pas l’autre. J’essaie juste de magasiner avec qui ce serait le mieux. Ça devrait se concrétiser dans les prochaines semaines», a indiqué celui qui produit également Boomerang et Les beaux malaises.

Au Québec, Pour Sarah est un succès d’auditoire: la série rallie autour de 1,2 million de téléspectateurs tous les lundis.

Une réalité est plus dure

François Rozon a reçu de nombreux témoignages de sympathie depuis le début de la saison, dont le cinquième épisode a été diffusé hier, entre autres sur les réseaux sociaux. Des témoignages qui ont dissipé les doutes qu’il avait avant la diffusion.

Sa mission de sensibilisation est donc accomplie. «C’était un de mes buts, dit-il. Et ça rejoint un public assez jeune, qui est difficile à aller chercher d’habitude.»

Si ce n’était que de François Rozon, la série, déjà difficile à regarder sur le plan émotif, aurait été beaucoup plus dure que ce qui est présenté.

«Beaucoup de gens m’ont dit que c’est dur à vivre, comme émotion, que c’est tough. Mais la réalité... c’est que je ne suis même pas sûr qu’on a montré la moitié de la vraie émotion. [...] Tout le monde sur le plateau disait que oui, que c’était assez. Mais moi, je me suis souvenu quand je suis allée la voir la première fois... C’était ben plus tough que ça.»

Sa fille, Justine Rozon, a subi une greffe d’intestin et elle est toujours hospitalisée à Toronto. Pour l’instant, il n’y a pas de deuxième saison de prévue. «Ce serait possible, mais ça a vraiment été conçu comme une série d’impact. Cependant, après que l’auteure [Michelle Allen] a donné à vie à ses personnages, elle a eu d’autres idées. Mais pour l’instant, il n’y a rien de concret.»