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L’assassin a appelé le 911

Jenique Dalcourt, Assassinée
Photo d'archives Jenique Dalcourt, Assassinée

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Celui que la police croit être l’assassin de Jenique Dalcourt aurait lui-même appelé le 911 afin d’avertir les policiers que la jeune femme venait d’être agressée à Longueuil, selon des informations obtenues par notre Bureau d’enquête un an après les faits.

Plusieurs informations, diffusées hier soir dans le reportage de J.E., apportent un éclairage nouveau sur ce qui s’est passé le 21 octobre 2014, sur la piste cyclable mal éclairée du Vieux-Longueuil. Il ressort de cela notamment que le suspect aurait lui-même appelé le 911, après avoir sauvagement battu la jeune femme à coup de barre de fer. Selon nos informations, le suspect aurait pris la fuite quelques minutes après l’agression pour ensuite revenir sur les lieux.

Tout porte à croire que celui-ci est allé se débarrasser de l’arme du crime pendant ce court laps de temps.

C’est une agression sexuelle qui expliquerait le meurtre.

IL EN ACCUSE D’AUTRES

Il aurait aussi tenté de faire porter le chapeau à deux autres individus, qu’il a affirmé avoir vu s’enfuir après avoir frappé la victime avec une barre de fer.

À l’arrivée des premiers patrouilleurs, celui-ci était cependant couvert du sang de Jenique Dalcourt, selon des analyses en laboratoire.

C’est parce qu’il avait tenté de porter secours à la jeune femme, s’est justifié le suspect.

Il a été relâché après un premier interrogatoire, mais les enquêteurs croient fermement qu’il s’agit de leur suspect.

SOUS CURATELLE

Le suspect d’un des meurtres les plus médiatisés de la dernière année est un jeune homme de 26 ans qui affirme sur sa page Facebook être originaire de Saint-Amable, à une trentaine de kilomètres des lieux du meurtre.

Jusqu’à tout récemment, il demeurait à Longueuil, à trois kilomètres de l’endroit de l’agression. Sa logeuse l’a décrit comme un jeune homme sans histoire.

«Il a toujours été très poli avec moi. Je n’ai jamais abordé la question du meurtre avec lui, car je savais qu’il y avait une grosse enquête là-dessus», a-t-elle affirmé à l’émission J.E. L’homme demeure toutefois sous curatelle.

Or, «la curatelle n’est établie que dans les cas où l’inaptitude du majeur à prendre soin de lui-même et à administrer ses biens est totale et permanente [...] notamment dans les cas où la personne est atteinte d’une déficience mentale profonde», selon le Réseau juridique du Québec.

 

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