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« Une course de... mise en place »

Jacques Villeneuve a peiné à sa première course en Formule E à Pékin

Après une 14e place en Chine en Formule E, Jacques ­Villeneuve a bon espoir de faire meilleure figure, le 7 novembre en Malaisie.
Photo Courtoisie Après une 14e place en Chine en Formule E, Jacques ­Villeneuve a bon espoir de faire meilleure figure, le 7 novembre en Malaisie.

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Pour son baptême au Championnat du monde de Formule électrique, Jacques Villeneuve avoue qu’il ne gardera pas un bon souvenir de son séjour à Pékin, en Chine.

Le pilote québécois a rallié l’arrivée au 14e rang samedi sans avoir pu s’exprimer en piste comme il en est capable.

Villeneuve a été confronté, lors des essais libres, à une multitude d’ennuis techniques qui l’ont empêché de régler sa monoplace efficacement pour la séance de qualification et la course.

«La journée a fort mal débuté, a-t-il expliqué mercredi en entrevue téléphonique au Journal depuis Mexico. Nous avons eu des ennuis de batteries avec l’une de mes voitures, et de freins avec l’autre.

«Si bien que lors de la seconde séance d’essais, je n’ai bouclé que deux tours. C’est difficile dans ces conditions de se préparer pour la suite et d’aborder la qualification et la course avec confiance.»

Rappelons qu’une compétition de Formule E se déroule dans une seule et même journée pour réduire les coûts.

En raison de l’autonomie encore fragile des batteries, les pilotes doivent changer de bolide à la mi-course.

«Il faut toujours espérer que tout se passera bien, sinon on risque de perdre beaucoup de temps dans les puits, indique-t-il. Et c’est ce qui nous est arrivé.»

Mauvaise préparation

Villeneuve, recruté par l’écurie monégasque Venturi, dresse donc un bilan négatif de cette première expérience.

«Non, je ne suis pas satisfait de ma prestation, répond-il. Ce championnat est tout nouveau pour moi, d’accord. J’ai en effet beaucoup à apprendre, mais on est arrivés à Pékin mal préparés.

«La bonne nouvelle, c’est qu’il reste dix autres étapes pour se racheter. Disons que Pékin a été pour moi une course de... mise en place. La Formule E est complexe, elle exige une bonne connaissance des dispositifs qui nous permettent de gérer la consommation d’énergie.

«Je suis convaincu que ça ira mieux à la prochaine course.»

La deuxième escale du championnat aura lieu à Putrajaya en Malaisie, le 7 novembre.

La faute à Da Costa

Qualifié au 12e rang, Villeneuve a connu un bon début de course avant d’être impliqué dans un accrochage au 14e des 25 tours avec Antonio Felix Da Costa.

Le Portugais est venu s’excuser après avoir avoué sa responsabilité.

«J’ai bien aimé son attitude, a dit Villeneuve. Il a fait une erreur, comme on en fait tous, mais il a démontré un bel esprit sportif. Il était affairé à consulter son écran sur le volant quand on s’est frappés. De tels moments d’inattention ne pardonnent pas.»

Malgré tout, Villeneuve a pu poursuivre son parcours, contrairement à son rival.

Le pilote de 44 ans s’est montré plus à l’aise en fin d’épreuve, puisqu’il a inscrit son chrono le plus rapide au 24e et avant-dernier tour de la course.

► Parti de Pékin samedi soir, Villeneuve est arrivé à son hôtel de Mexico près de 39 heures plus tard, nous a-t-il relaté. Il reprendra, en fin de semaine, au Mexique son rôle d’analyste des Grands Prix de F1 à la télé française avant de retourner en Asie pour sa deuxième course en Formule E.