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L’épouse de Raïf Badawi veut que Trudeau ramène son mari

Chez Ensaf Haida, une étagère complète est dédiée aux prix que son époux, Raïf Badawi, a reçu.
photo courtoisie, Eliane Thibault Chez Ensaf Haida, une étagère complète est dédiée aux prix que son époux, Raïf Badawi, a reçu.

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SHERBROOKE | L’épouse du blogueur Raïf Badawi espère que Justin Trudeau se rendra en Arabie saoudite pour ramener son mari au Canada.

Ensaf Haidar a appris que son mari pourrait être à nouveau fouetté ce matin.

Elle réclame toujours que l’Arabie saoudite libère son époux emprisonné depuis un peu plus de trois ans et condamné à recevoir 1000 coups de fouet et 10 ans de prison. Mme Haidar s’est réfugiée à Sherbrooke avec ses trois enfants.

Raïf Badawi, 31 ans, a reçu une première salve de 50 coups le 9 janvier dernier. Depuis, le régime saoudien reporte toujours la flagellation.

Mais Ensaf Haidar affirme qu’un de ses contacts bien placés lui a dit que les violences pourraient reprendre.

Elle croit également que la récente élection de Justin Trudeau au poste de premier ministre du Canada aidera la cause de son mari.

«Je veux qu’il aille en Arabie Saoudite et qu’il le ramène», lance-t-elle d’un ton affirmé.

Prix prestigieux

Jeudi matin, le Parlement européen a décerné le prestigieux prix Sakharov au blogueur pour la liberté de pensée. Ensaf Haidar espère que cette distinction mettra une pression supplémentaire sur le gouvernement saoudien et qu’il libérera enfin son époux.

«Ce que j’espère, c’est qu’il aille lui-même chercher son prix le 16 décembre prochain lors de la cérémonie de remise», ajoute la femme avec émotion.

Chez Ensaf Haida, une étagère complète est dédiée aux prix que son époux, Raïf Badawi, a reçu.
photo Courtoisie, Eliane Thibault

 

Cette dernière relate que Nelson Mandela avait également reçu le prix Sakharov avant d’être libéré. Peut-être un bon présage pour son époux.

«Ce n’est pas uniquement un prix pour Raïf, mais pour tous les gens qui travaillent pour lui.»

Régulièrement en contact avec son mari, Ensaf Haidar n’a pu lui parler depuis six jours. Lors de leur dernier échange, le moral de M. Badawi n’était pas très bon. Il trouvait le quotidien très difficile, loin de ses trois enfants.

Raïf Badawi
Chez Ensaf Haida, une étagère complète est dédiée aux prix que son époux, Raïf Badawi, a reçu.
Photo courtoisie

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