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Il bat son «ex» à coups de marteau et force son fils à les regarder

La Couronne réclamera une peine de 15 ans de pénitencier pour l’ex-conjoint de la survivante

Jean Wadson Joseph avait été arrêté après avoir brisé le crâne de son ex-conjointe à coups de marteau et séquestré­­ le fils de celle-ci, à Montréal-Nord, le 9 juillet 2012.
Photo d’archives Jean Wadson Joseph avait été arrêté après avoir brisé le crâne de son ex-conjointe à coups de marteau et séquestré­­ le fils de celle-ci, à Montréal-Nord, le 9 juillet 2012.

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Un résident de Montréal-Nord risque pas moins de 15 ans d’incarcération pour avoir fracturé le crâne de son ex-conjointe à coups de marteau, sous les yeux horrifiés du fils de la victime, parce qu’il ne digérait pas leur rupture.

C’est la peine exemplaire que la procureure de la Couronne, Me Rachelle Pitre, a annoncé qu’elle réclamait pour Jean Wadson­­ Joseph, jeudi.

Détenu depuis cette attaque d’une cruauté abjecte, l’homme de 41 ans attend sa sentence après s’être reconnu coupable de tentative de meurtre sur son ex-femme et de six autres crimes.

«Tu auras affaire à moi...»

Joseph a d’abord sévi aux dépens de la fille de son «ex», le 27 mars 2011. Le couple était alors marié depuis quatre ans et vivait toujours sous le même toit.

À la suite d’une querelle, il a fracassé une bouteille sur la tête de la jeune femme de 20 ans et a tenté de l’étrangler.

«Lorsque je sortirai de prison, tu auras affaire à moi», a-t-il aussi dit à sa conjointe avant l’arrivée des policiers, selon un énoncé des faits admis en cour par l’accusé.

Libéré sous conditions par un juge, il ne devait pas s’approcher à moins de 300 m de sa femme et des enfants de celle-ci.

Jean Wadson Joseph
Photo d'archives
Jean Wadson Joseph

Le soir du 9 juillet 2012, Joseph s’est néanmoins présenté chez son ex-conjointe, partie travailler. Seul le fils de cette dernière, âgé de 13 ans, s’y trouvait.

Témoin forcé de l’agression

Joseph est entré et a forcé l’enfant à aller s’asseoir sur son lit en le menaçant avec une machette. Il l’a bâillonné avec du ruban adhésif avant de le ligoter avec une corde.

Puis il a uriné sur le plancher, comme un chien qui marque son territoire.

Après avoir saccagé l’appartement avec sa machette et sectionné le fil du téléphone, il est revenu dans la chambre pour attendre­­ son ex-conjointe.

Sauvagement attaquée, la dame a reçu une quinzaine de coups de marteau et subi «plusieurs fractures».

Malgré l’horreur dont il était témoin, son fils – un rescapé du séisme qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010 – a réussi à mettre la main sur un canif qu’il cachait sous son lit, à se défaire de ses liens et à fuir pour chercher de l’aide.

Joseph a été arrêté alors qu’il se cachait dans la salle de bain d’un logement voisin où il s’était introduit.

La juge Hélène Morin entendra la suite du dossier en janvier prochain. Me Pitre a mentionné au tribunal que les victimes «vivent des séquelles psychologiques incroyables» et qu’elles attendent avec impatience l’issue de cette affaire sordide.

Extraits des faits énoncés au tribunal

« À son arrivée, l’accusé la frappe à répétition au niveau de la tête, et ce, devant l’enfant. Elle s’écroule et il continue de la frapper. »

« (Le fils) réussit à se défaire de ses liens à l’aide d’un canif qu’il cachait sous son lit et sort de la maison en sous-vêtements pour alerter les voisins. (...) On diagnostique un important choc nerveux. »

« Elle subit diverses fractures au crâne, ainsi qu’une perforation au crâne et au thorax. Elle a plusieurs fractures des os du visage. Elle a plusieurs dents cassées et une quinzaine de lésions à la tête et au visage. »

« À l’arrivée des policiers, (la mère) est étendue au sol sur le dos, presque inconsciente. Elle se trouve dans une mare de sang et un marteau est retrouvé près de sa tête. »

« L’accusé est localisé dans la salle de bain d’un autre logement, caché par le rideau de douche. Il refuse de répondre aux questions des enquêteurs. Il ne semble pas intoxiqué. »

 

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