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La Couronne veut une peine plus sévère pour Lise Thibault

La requête sera entendue en février prochain par la Cour d’appel

Lise Thibault ne se porte pas bien «ni moralement ni physiquement», selon son conjoint, Réal Cloutier.
Photo Le Journal de Québec, SIMON CLARK Lise Thibault ne se porte pas bien «ni moralement ni physiquement», selon son conjoint, Réal Cloutier.

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Après la défense, c’était au tour du Ministère public de s’adresser à la Cour d’appel hier, pour obtenir la permission de se faire entendre dans le dossier de Lise Thibault. La Couronne désire obtenir une peine plus sévère, ce à quoi l’avocat de la défense s’est opposé.

C’est en raison de la position prise par le procureur aux poursuites criminelles et pénales en octobre dernier que Me Marc Labelle a pris la décision de s’opposer hier à cette demande.

L’avocat a concédé qu’il «allait de soi» que la Cour d’appel entende les arguments des deux parties si celles-ci se manifestaient.

Toutefois, dans le dossier de Lise Thibault, Me Labelle a rappelé qu’aussitôt la sentence prononcée par le juge Carol St-Cyr, il s’est lui-même présenté devant la Cour d’appel pour se faire entendre et que son collègue avait demandé le report de l’audition «pour pouvoir étudier la décision».

«Or, le 6 octobre, lorsque nous avons été entendus, le procureur a admis que le juge s’était bien dirigé en droit, que la peine, à son avis, n’était pas déraisonnable et qu’il n’y avait pas eu d’erreur, ni de principe ni de fait. Je me demande donc pourquoi, à la limite du délai, on change d’avis du côté de la Couronne», a expliqué calmement Me Labelle.

Mal compris

Badin, le poursuivant Me Marcel Guimont s’est levé et a souligné à la présidente du tribunal que si son collègue était journaliste, il pourrait lui reprocher de l’avoir «mal cité».

«C’est vraiment ce que j’ai dit lors de mon dernier passage, mais c’était en lien avec la décision prise du point de vue de la défense. Et je répète que le fond du jugement est correct, c’est plutôt sur la durée de la peine que le bât blesse», a-t-il mentionné.

La juge Julie Dutil a pris le tout en délibéré, mais elle a souligné que, si «la requête était acceptée», elle serait entendue par la Cour d’appel en même temps que celle de la défense, prévue le 5 février 2016.

Couvre-feu

D’ici là, Lise Thibault demeure chez elle, où elle a un couvre-feu à respecter. Une condition qui semble aller de soi puisque, selon son conjoint, Réal Cloutier, Mme Thibault présentement ne se porterait pas bien, «ni moralement ni physiquement».

Rappelons que, le 30 septembre dernier, Lise Thibault a été condamnée à purger une peine d’emprisonnement de 18 mois assortie d’une ordonnance de remboursement d’un montant de 300 000 $.

 

LA SAGA EN 9 DATES

9 février 2007

Le Journal révèle le train de vie princier de Lise Thibault

15 juin 2007

Début de l’enquête policière sur des allégations de fraude et d’abus de confiance à l’égard des deux ordres de gouvernement

27 octobre 2009

Lise Thibault est formellement accusée d’abus de confiance, de fabrication de faux et de fraude

31 janvier 2011

Début de l’enquête préliminaire de l’ex-lieutenante-gouverneure

1er mai 2012

Lise Thibault est citée à procès

8 avril 2014

Le procès de Lise Thibault s’ouvre au palais de justice de Québec

8 décembre 2014

Lise Thibault plaide coupable à six des huit chefs d’accusation qui pesaient contre elle

30 septembre 2015

L’ex-lieutenante-gouverneure est condamnée à une peine de 18 mois de prison

6 octobre 2015

Mme Thibault est remise en liberté en attendant que sa cause soit entendue par la Cour d’appel, le 5 février 2016

 

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