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Pour marquer plus de buts

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photo d’archives Notre chroniqueur suggère des solutions pour qu’on marque plus de buts dans la LNH, une ligue où les gardiens et les défenseurs n’ont jamais été aussi imposants.

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Jeudi dernier, j’ai assisté au match entre l’Avalanche du Colorado et le Lightning de Tampa Bay et l’un des sujets de discussion avec quelques observateurs était pourquoi marque-t-on moins de buts dans la Ligue nationale?

Jeudi dernier, j’ai assisté au match entre l’Avalanche du Colorado et le Lightning de Tampa Bay et l’un des sujets de discussion avec quelques observateurs était pourquoi marque-t-on moins de buts dans la Ligue nationale?

Pourquoi y a-t-il peu de joueurs qui franchissent le cap des 100 points par saison?

Pourquoi les marqueurs de 50 buts se limitent-ils à Alex Ovechkin et Steve Stamkos?

Les réponses sont nombreuses. Les gardiens de but n’ont jamais été aussi imposants et aussi solides. Les défenseurs sont également plus imposants sur le plan physique. Il y a aussi la dimension de la patinoire.

De prime abord, je ne suis pas du côté de ceux qui prônent qu’on devrait agrandir les filets. Avant de songer à cette solution, il y a sûrement des moyens pour améliorer la situation.

Revaloriser l’échec avant

Exemple: devrait-on empêcher les gardiens de s’aventurer derrière leur filet pour intercepter la rondelle et empêcher ainsi l’adversaire d’exercer de l’échec avant? Parce que les équipes ne pratiquent plus tellement l’échec avant.

On dira qu’on marque plus de buts cette saison, du moins, je le pense bien, mais je n’ai pas les statistiques comparatives devant moi. Pendant le match de jeudi, j’ai posé la question à Don Koharski, un des superviseurs de la Ligue nationale: combien de périodes sans but a-t-on enregistrées depuis le début de la saison?

Est-ce que l’invasion de plusieurs jeunes patineurs talentueux, rapides et créatifs en attaque peut améliorer les choses? Il n’y a pas de doute. Mais, on ne peut pas s’arrêter là, il faut revoir peut-être la dimension de la patinoire. Il y a aussi un autre point que j’ai abordé avec Koharski, et vous l’aurez deviné: les pénalités.

Dimensions 60/60/60

Depuis quelques années, je suis de ceux qui soutiennent qu’on devrait réduire la dimension des zones aux extrémités de la patinoire. Actuellement, la dimension de la surface de jeu est de 64/50/64 sans compter la distance derrière le filet. Je crois qu’il y a trop d’espace dans les zones offensives et défensives. On devrait revenir aux dimensions 60/60/60.

Aujourd’hui, la relance de l’attaque n’est pas aussi énergique parce que les ailiers, habituellement, doivent se tenir à la hauteur des cercles de mise en jeu. Jadis, des joueurs comme Guy Lafleur et Steve Shutt pouvaient se tenir près de la ligne bleue.

Que demande-t-on aux ailiers aujourd’hui? De travailler plus profondément dans le territoire en raison de la dimension des zones aux extrémités.

Suis-je en faveur du retour de la ligne rouge?

Pas vraiment.

Revenir aux années 1950 ?

Il y a également les pénalités. Plusieurs estiment qu’on devrait revenir aux règlements des années 50 alors qu’un joueur chassé pour deux minutes devait demeurer au banc pour la totalité des deux minutes, même si un but était marqué.

C’est une solution intéressante.

Par contre, pourquoi devrait-on se montrer aussi sévère pour un joueur qui expédie la rondelle chez les spectateurs?

Il devrait y avoir des catégories de pénalité. Par exemple, les pénalités d’impact. Si un joueur touche un adversaire avec un coup de coude ou un coup de genou. S’il accroche un rival, s’il le fait trébucher, s’il atteint un rival au visage avec un coup de bâton

Ce sont des pénalités d’impact, donc, le joueur fautif devrait passer les deux minutes complètes au banc même si un but ou deux ou trois buts étaient marqués pendant son absence.

Sakic est d’accord

Avant de quitter l’amphithéâtre, j’ai eu l’occasion de jaser pendant quelques minutes avec Joe Sakic et lui aussi était d’accord que la Ligue nationale devrait éventuellement apporter des changements.

Joe Sakic reconnaît que les défenseurs et les gardiens ont changé le hockey, surtout les gardiens. La solution, selon lui, serait d’agrandir la dimension des filets. À son avis, il faut un tir parfait pour battre les bons gardiens d’aujourd’hui.

Personnellement, comme je le mentionnais, je préfère m’en tenir aux dimensions de la patinoire et surtout, j’aimerais bien qu’on se penche sur les pénalités.

 

Trois contre trois : résultats concluants

Erik Karlsson et Dustin Byfuglien ont fait connaître leur désaccord relativement au concept de la prolongation à trois contre trois.

Karlsson disait, en souriant, que les joueurs sont épuisés après avoir fait une présence plus longue que normale.

Dans le cas de Byfuglien, il soutient que c’est de l’anti-hockey, que c’est comme des gamins qui jouent dans la rue.

Pourtant, les résultats sont concluants. Les gens adorent le concept. Soixante-six pour cent des matchs nécessitant de la prolongation ont trouvé un gagnant en période de prolongation. Une nette amélioration avec la saison dernière.

Nouvelles stratégies

Tout au cours de la saison, les entraîneurs trouveront des moyens pour profiter d’une situation à trois contre trois. L’utilisation des joueurs les plus rapides, les plus talentueux et les bons passeurs sera toujours une priorité.

Mais, au cours des derniers matchs, j’ai vu des équipes diriger la rondelle vers leur propre gardien pendant qu’on apportait des changements chez les effectifs.

Ainsi, l’équipe garde possession de la rondelle et le gardien effectue une passe vers le joueur qui se dirige vers lui pour amorcer une nouvelle attaque.

Je suis convaincu que les entraîneurs verront à ce que les gardiens mettent de l’accent sur l’art de passer la rondelle.

 

 

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