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Près d’un milliard $ pour les organismes communautaires

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Alors que 1200 organismes communautaires sont en grève jusqu’à aujourd’hui pour dénoncer leur sous-financement, l’aide qu’ils reçoivent de l’État a augmenté de 63 % au cours de la dernière décennie pour atteindre près d’un milliard de dollars, a constaté l’Agence QMI.

Selon les plus récentes données du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, le soutien gouvernemental aux organismes communautaires s’est élevé à 958,6 millions $ en 2013-2014, comparativement à 587,1 millions $ en 2003-2004.

Même si leur financement a connu une croissance plus marquée que celui de plusieurs ministères, les organismes communautaires invitent à la prudence lorsque l’on regarde l’enveloppe totale versée par Québec.

Mercedes Roberge, co-porte-parole du mouvement «2-3 novembre, on ferme! Le communautaire, dehors contre l’austérité», a fait remarquer que la plupart des organismes du domaine de la santé et des services sociaux devaient se contenter d’une indexation de leur financement arrimée à l’indice des prix à la consommation (IPC).

Les groupes en défense collective des droits, pour leur part, n’ont droit à aucune indexation.

Priorités

Il arrive que des organismes reçoivent une augmentation plus importante que l’IPC, mais uniquement parce qu’ils entrent dans les critères définis par les priorités gouvernementales, précise la porte-parole. Pour les autres, le financement demeure le même.

«Si vous êtes en sécurité alimentaire puisque cette année, dans son budget, le gouvernement dit qu’on va en mettre plus dans la santé alimentaire, vous allez avoir plus que l’indexation, mais pas l’année prochaine, si vous n’êtes plus dans les priorités. Il y a des groupes qui ne sont jamais la saveur du mois, qui ne sont jamais dans les priorités gouvernementales pour toutes sortes de raisons, notamment politiques», a expliqué Mercedes Roberge.

Mission globale

En plus d’une bonification de l’aide gouvernementale, les organismes communautaires réclament qu’une plus grande part de leur financement soit allouée au soutien à la mission globale (60,4 % en 2013-2014).

«La politique gouvernementale (en action gouvernementale), qui a été adoptée en 2001, dit que le gouvernement s’engage à respecter l’autonomie des groupes communautaires et à leur donner un financement qui permet ce respect de l’autonomie. Et ce type de financement, c’est le financement à la mission globale», a indiqué Mercedes Roberge.

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