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Le jeu à 3 contre 3: aimez-vous ça?

NHL: Ottawa Senators at Montreal Canadiens
Photo USA Today Sports

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Pour la première fois de la saison, un match du Canadien s'est décidé en prolongation mardi soir. On n'a toutefois pas pu savourer le spectacle à 3 contre 3 bien longtemps.

Après 34 secondes de jeu, c'était déjà terminé!

Max Pacioretty (il en arrache ces temps-ci) a commis un revirement profondément en zone adverse et cela a permis aux Sénateurs d'effectuer une descente à 3 contre 1 qui s'est soldée par le but de Kyle Turris.

Mike Condon, qui avait connu une autre excellente soirée devant le filet, n'a eu aucune chance de se défendre.

«À 3 contre 3, l'important est de garder le contrôle de la rondelle», a rappelé Michel Therrien après cette première défaite du Canadien à domicile cette saison.

Il a bien raison. Mais on peut poser la question aux amateurs qui suivent de près les activités de la LNH: aimez-vous vraiment ça, le jeu à 3 contre 3 en prolongation?

Certains joueurs, dont Erik Karlsson et Dustin Byfuglien, ne se sont pas gênés pour critiquer ouvertement cette formule adoptée dans le but de diminuer le nombre de matchs qui se terminent par des tirs de barrage.

«Ce n'est pas du hockey, avait lancé Byfuglien il y a deux semaines. Laissons donc le match se poursuivre à 5 contre 5 ou à 4 contre 4. C'est stupide. Laissons-nous jouer au hockey. À du vrai hockey.»

On pourrait lui répondre qu'un concours de tirs de barrage, ce n'est pas du vrai hockey non plus.

J'admets ne pas savoir trop quoi penser de cette formule à 3 contre 3.

Oui, ça peut donner lieu à du jeu enlevant dans certains cas. Mais si ça se décide trop souvent dès le premier revirement commis par une équipe, c'est un peu plate comme dénouement.

Et lorsqu'une équipe décide de miser sur deux défenseurs et un seul attaquant, qu'en faut-il en déduire?

Cherche-t-elle simplement à survivre durant cette prolongation afin d'obtenir de meilleures chances de l'emporter en fusillade?

Il n'y a qu'un mois d'écoulé dans la saison 2015-2016 et il est trop tôt pour tirer des conclusions. Il demeure que cette formule ne fait pas l'unanimité chez les joueurs.

LE CAS TINORDI

Le Canadien a annoncé mardi qu'il cédait le défenseur Greg Pateryn à son club-école de St. John's pour fins de conditionnement, lui qui n'a pas vu d'action depuis le début de la saison régulière.

Le même sort pourrait-il être réservé à Jarred Tinordi dans deux semaines, lui qui n'a toujours pas eu l'occasion de jouer?

C'est fort possible, à moins qu'un défenseur subisse une blessure dans les prochains matchs.

Je trouve que Tinordi perd son temps à Montréal. Un jeune comme lui ne devrait pas être limité à un rôle de septième ou de huitième défenseur.

Ce n'est pas une bonne situation pour le développement d'un joueur.

Maintenant âgé de 23 ans, le colosse de 6 pi 6 po, que le Canadien a repêché en première ronde en 2010, devrait logiquement être mûr pour démontrer s'il est capable de jouer régulièrement dans la LNH.

Et il semble bien que ça ne sera pas à Montréal.

Les dirigeants du CH aiment bien Pateryn et Mark Barberio.

Un journaliste du réseau Sportsnet a exprimé l'avis que la valeur de Tinordi sur le marché des transaction pourrait représenter deux choix de deuxième ronde au repêchage.

Si une équipe comme les Hurricanes, les Coyotes ou les Oilers était prête à effectuer ce genre de transaction, ça pourrait être une option intéressante pour le Canadien.