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Sophie Grégoire parle de son combat contre la boulimie avec Mitsou

Elle parle de son combat contre la boulimie dans une entrevue

Sophie Grégoire, se livre sans pudeur à Mitsou dans l’émission Dis-moi
Photo courtoisie Sophie Grégoire, se livre sans pudeur à Mitsou dans l’émission Dis-moi

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Sophie Grégoire rayonnait hier durant la cérémonie d’assermentation de Justin Trudeau à Rideau Hall. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Dans une entrevue à cœur ouvert accordée à Mitsou, la nouvelle première dame du pays raconte avoir longtemps souffert de troubles alimentaires.

Cet entretien de 30 minutes, qui sera diffusé la semaine prochaine sur MOI&cie, montre une autre facette de Sophie Grégoire: celle d’une femme ayant combattu la boulimie pendant de nombreuses années. Souffrant de solitude, elle se faisait vomir aux toilettes au cégep. Un cycle malsain qu’elle a réussi à briser dans la vingtaine.

«Dans les années où j’ai souffert de boulimie, je me suis dit plein de fois: «Mais pourquoi je fais ça?» Je me parlais à moi-même. Je me suis souvent dit: «Arrête, Sophie. C’est la dernière fois.» Mais j’étais incapable d’arrêter», raconte-t-elle devant les caméras de Dis-moi.

Côté vulnérable

Sophie Grégoire parle ouvertement — et depuis longtemps — des désordres alimentaires qui ont miné sa santé durant une partie des années 1990. Ancienne porte-parole d’ANEB, un organisme d’aide aux victimes de boulimie et d’anorexie, la femme du premier ministre continuera sans doute d’aborder le sujet à Ottawa.

À défaut de recéler plusieurs déclarations-chocs, cette édition de Dis-moi nous dévoile le côté plus vulnérable de cette femme dont on entendra probablement beaucoup parler au cours des quatre prochaines années.

«J’ai toujours été une petite fille remplie d’amour, remplie de joie, mais j’ai vécu, à ma manière, des épisodes douloureux dans ma vie», confie-t-elle à Mitsou.

«Je souffrais de solitude, avoue-t-elle plus tard en refoulant ses larmes. Tout ce que je voulais, c’était des amies.»

Sans filtre

Enregistrée l’été dernier, cette entrevue nous permet aussi de constater combien cette mère de trois enfants, détentrice d’un baccalauréat en communications de l’Université de Montréal, n’a pas peur des caméras de télévision. D’un naturel désarmant, elle va même jusqu’à allaiter son plus jeune en plein cœur du tournage. «Certaines personnes travaillent beaucoup leur image, mais pas Sophie Grégoire, déclare Mitsou au Journal. Elle parle et agit sans filtre. C’est très inspirant.»

Mitsou connaissait bien Sophie Grégoire quand cette dernière était chroniqueuse culturelle dans les années 1990. «J’ai vu son évolution, note l’animatrice. La Sophie de l’époque n’est plus la même. Aujourd’hui, c’est une femme transformée. Une femme encore plus intelligente, encore plus belle, encore plus ouverte...»

MOI&cie diffusera Dis-moi avec Sophie Grégoire le 12 novembre à 21 h 30.

Ce qu’elle a dit

« J’ai parlé de mes troubles alimentaires à Justin lors de notre première rencontre. On était dans un resto afghan. Je lui ai dit: “Écoute, je dois être honnête avec toi. J’ai été boulimique. Et maintenant, j’essaie d’aider.” [...] Il y a eu un moment de silence. Puis il m’a regardée, il m’a souri et il m’a demandé de continuer.»

«Le trouble alimentaire, c’est comme un diachylon qu’on met sur une blessure. La nourriture devient une excuse. Le désordre alimentaire en lui-même, ce n’est pas la nourriture, c’est l’anxiété, c’est l’estime de soi... »

«J’ai toujours été une petite fille remplie d’amour, remplie de joie, mais j’ai vécu — à ma manière —  des épisodes douloureux dans ma vie.»

«Dans les années où j’ai souffert de boulimie, je me suis souvent dit: “Arrête, Sophie. C’est la dernière fois...” Mais j’étais incapable d’arrêter.»

«Je souffrais de solitude. Tout ce que je voulais, c’était des amies.»