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Une nouvelle huile au goût de chez nous

Une nouvelle huile au goût de chez nous
Photo courtoisie, oliméga

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Caméline, vous connaissez ? Le nom avait pour moi l’odeur du neuf jusqu’à ce que je perce son mystère la semaine dernière.

Vieille de 3000 ans, cette plante oléagineuse de la famille des crucifères vient tout juste de faire son entrée au Québec.

Cultivée depuis des millénaires dans le nord-est de l’Europe, elle a fait son apparition chez nous il y a moins de dix ans. Un des copropriétaires de la ferme EDPA de Saint- Édouard en Montérégie, Raymond Durivage, a commencé à s’intéresser à cette plante oubliée en 2006 après avoir assisté à une conférence donnée par un chercheur ­allemand.

Une nouvelle huile au goût de chez nous
Photo courtoisie, oliméga

«On cultivait déjà plusieurs produits, notamment du maïs et du blé pour Première Moisson. On voulait intégrer de nouvelles cultures pour enrichir nos sols. La caméline répondait à nos besoins», explique-t-il.

En 2007, un premier champ a été planté sur les terres de la ferme. La plante leur réserve encore bien des surprises. Les propriétaires de la ferme EDPA poursuivent leurs ­recherches et rencontrent des chercheurs de l’Université du Montana qui s’intéressent aussi à la caméline. C’est là qu’ils découvrent les vertus nutritionnelles insoupçonnées de la plante.

Pressées à froid, les graines de caméline donnent une huile parfaitement équilibrée en oméga-3 (31 %), oméga-6 (22 %) et oméga-9 (32 %). Sa teneur élevée en vitamine E augmente sa durée de conservation à 24 mois et son point de fumée élevé (475 °F) rend possible la cuisson à haute température.

Sa richesse en acide alpha linolénique aurait même un effet comparable à celui de l’huile de colza et de l’huile d’olive sur la réduction du taux de cholestérol.

Mise en marché

 

Depuis, la caméline se multiplie tranquillement dans les champs de Saint-Édouard et ses environs pour former, au début de l’été, un charmant tableau de fleurs jaunes sur fond de feuillage vert tendre. Le spectacle est magnifique, mais surtout plein de promesses pour les sept partenaires du nouveau volet de l’entreprise baptisée Oliméga.

Au printemps dernier, les deux principales actionnaires de la compagnie, Chantal Van Winden et sa belle-sœur, Sandra Bourdages, ont mis en marché leurs premières bouteilles d’huile de caméline commercialisées sous le nom de Et voilà.

L’huile tout en finesse se compare à l’huile d’olive pour sa qualité. Son goût, moins prononcé, rappelle la noisette et le sésame. On s’en sert dans les vinaigrettes pour assaisonner les salades, pour mariner les viandes et faire griller les ­légumes au four ou les faire sauter à la poêle.

«Nous voulons écrire l’histoire de la caméline au Québec», déclare Chantal avec enthousiasme. Elle et Sandra, qui ont longtemps travaillé dans le milieu de la santé comme physiothérapeutes, se réjouissent de pouvoir offrir à la population québécoise un nouveau ­produit santé cultivé ­localement dans une optique d’agriculture écoresponsable.

Pour s’assurer de répondre à la ­demande, des partenaires de Sorel, Saint-Polycarpe et du Témiscamingue ont planté des champs de ­caméline pour eux. On espère ainsi pallier les caprices de dame nature.

L’entreprise Oliméga attire déjà l’attention des milieux agricoles. Elle a réussi récemment à se faufiler parmi les finalistes du concours de la CTAQ (Conseil de la transformation alimentaire du Québec) pour le prix innovation en alimentation 2015 qui sera décerné à la fin novembre. À suivre...

 

Produit vedette

Une nouvelle huile au goût de chez nous
Photo courtoisie, oliméga

Huile de caméline

Riche en oméga-3, oméga-6 et oméga-9. ­Teneur élevée en vitamine E. Longue durée de ­conservation

(2 ans et plus). Elle contient 53 % d’acides gras polyinsaturés.

Son goût, moins ­prononcé que celui de l’huile d’olive, rappelle la noisette et le sésame. On l’utilise dans les vinaigrettes pour assaisonner les salades, pour mariner les viandes et faire griller les ­légumes au four ou les faire sauter à la poêle.

On peut l’utiliser pour la cuisson à des températures élevées sans qu’elle brûle: 475 °F comparativement à 350 °F pour l’huile d’olive.

Consultez le site internet pour la liste des points de vente au www.olimega.com

 

Oliméga

292, rang Lafrenière

Saint-Édouard (Québec)

514 269-9298