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Bons et moins bons conseils

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Les périodes de recul comme celle dont je profite actuellement au Québec me permettent de jeter un coup d’œil en flash-back à ma saison et à ma carrière de golfeuse, d’ici mon retour à l’entraînement en ­Floride en prévision de l’école de qualification.

Les périodes de recul comme celle dont je profite actuellement au Québec me permettent de jeter un coup d’œil en flash-back à ma saison et à ma carrière de golfeuse, d’ici mon retour à l’entraînement en ­Floride en prévision de l’école de qualification.

J’avais 13 ans lorsqu’on m’a offert l’un des meilleurs conseils que j’ai reçus à ce jour. Je jouais dans un pro-am de l’Omnium canadien au club Summerlea et la professionnelle de notre quatuor était la Canadienne Nancy Harvey. J’étais tellement nerveuse et excitée de pouvoir côtoyer pour la première fois une athlète de la LPGA! J’avais 13 ans, n’oubliez pas.

Avec mon anglais couci-couça à ce moment-là, je lui avais signifié que mon rêve était de devenir comme elle une pro quand je serais grande. Elle m’avait répondu: «Si tu veux y arriver, tu devras consacrer 75% de ton temps de pratique au jeu court, donc aux coups de 100 verges et moins comme les «chips» et les roulés.

Recette appliquée

Je me souviens avoir été très impressionnée par sa précision avec les cocheurs (wedges). Chaque fois qu’elle en empoignait un, elle retroussait la balle à moins de 10 pieds du trou. C’était la première fois qu’on me donnait ce conseil, mais depuis, j’ai dû l’entendre à une vingtaine d’occasions. Nancy serait fière d’apprendre que j’applique sa recette à la lettre.

On ne reçoit évidemment pas que de bons tuyaux. J’estime que la pire philosophie qu’on m’a enseignée à un certain moment était «plus tu frappes des balles, plus tu vas t’améliorer». Plusieurs personnes croient encore à cette stratégie d’entraînement. Pourtant, l’expérience est loin d’être bénéfique.

Il n’y a rien de plus facile que s’élancer pour frapper des balles à répétition. Or, ce n’est pas la quantité qui doit prévaloir, mais la qualité d’exécution. Tu peux en cogner 200 simplement pour le plaisir de les voir filer au loin. Ou tu peux te contenter de 10 balles en travaillant consciemment sur des aspects précis et ces 10 mouvements seront plus productifs que les 200 autres.

Nouvelle perception

Je passe du coq à l’âne. Le public accorde moins d’attention au circuit des seniors, le Champions Tour, mais je suis très impressionnée par la puissance et la souplesse de ces joueurs qui ont parfois atteint la soixantaine.

J’ai eu le privilège de disputer une ronde avec Peter Jacobsen l’été dernier. À 62 ans, l’ancien champion de sept tournois de la PGA et de deux majeurs du circuit des Champions frappait presque aussi loin que moi. Cette journée-là a été mémorable. Ce fut une rencontre hyper agréable.

Jacobsen m’a amenée à avoir une perception différente du golf. Grâce à lui, j’ai beaucoup dédramatisé mes coups manqués.

Je me suis souvent fait dire depuis que je suis jeune qu’il ne faut pas s’en faire quand on commet une erreur. Il suffit parfois que ça nous soit répété, mais en d’autres mots et par une autre personne, et il y a un déclic en nous. C’est ce qui est survenu avec Peter.

Et voilà... Il ne me reste déjà plus qu’une semaine à passer au Québec. Je suis tellement heureuse d’avoir eu l’occasion de profiter un peu de l’automne. Je réalise combien les changements de saisons, qui sont marqués au Québec, me manquent.

– Propos recueillis par Yvan Martineau

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