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Difficile d’être un entraîneur francophone

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Le retour de Mike Babcock à titre d’entraîneur en chef d’Équipe ­Canada en vue de la Coupe du monde 2016 se défend. Babcock a mené l’équipe canadienne à la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2010 et de 2014.

Le retour de Mike Babcock à titre d’entraîneur en chef d’Équipe ­Canada en vue de la Coupe du monde 2016 se défend. Babcock a mené l’équipe canadienne à la médaille d’or aux Jeux olympiques de 2010 et de 2014.

Joel Quenneville, qui a remporté la coupe Stanley trois fois au cours des six dernières saisons à la barre des Blackhawks de Chicago, aurait été aussi un excellent choix.

Quenneville n’a pas tout perdu, toutefois, puisqu’il secondera Babcock.

Mais encore une fois, la représentativité francophone laisse à désirer. Quenneville n’est francophone que de nom puisqu’il ne parle pratiquement pas français.

Sans rien enlever à Barry Trotz, qui fait partie du groupe des meilleurs entraîneurs de la Ligue nationale, les dirigeants de Hockey Canada auraient pu faire appel à Alain Vigneault, Bob Hart­ley ou Michel Therrien pour accompagner Claude Julien.

Par ailleurs, Babcock a fait de Bill Peters, entraîneur des Hurricanes de la Caroline qui a travaillé sous ses ordres avec les Red Wings de Detroit, son entraîneur responsable du dépistage des autres équipes qui prendront part au tournoi.

CV bien remplis

Vigneault a pris part à deux finales de la Coupe Stanley en quatre ans avec deux équipes (Vancouver en 2011 et Rangers de New York en 2014).

Hartley a gagné partout où il est passé. Il a remporté la coupe Stanley avec l’Avalanche du Colorado. De plus, il a été élu entraîneur de l’année la saison dernière.

Dans le cas de Therrien, il s’en trouve encore pour dire qu’il est un entraîneur ordinaire. Pourtant, quand on consulte la fiche du Canadien depuis son retour à la barre de l’équipe, on remarque des progrès chaque année.

Comme Babcock à Toronto maintenant, Therrien compose avec un marché qui ne pardonne pas. Il a fait ses preuves.

Et à ce qu’on sache, Babcock ne fait pas de miracles avec les Leafs en ce moment.

Le Canada se targue d’être un pays multiculturel, mais on a la désagréable impression que les gens de Hockey Canada se fichent des francophones.

Jacques Lemaire achevait sa carrière quand il a été choisi au sein du personnel d’entraîneurs adjoints de l’équipe canadienne aux Jeux de Vancouver. Deux fois lauréat du titre d’entraîneur de l’année avec les Devils du New Jersey et le Wild du Minnesota, il n’avait jamais été approché jusque-là.

Dans les cas de Vigneault, Therrien et Hartley, il semble qu’aucun d’entre eux n’ait été appelé.

 

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