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Spectre et marques

SPECTRE
Photo courtoisie Les marques qui se sont associées à Spectre comprennent Aston Martin, Heineken, John Ford, la vodka ­Belvedere, Omega et Gillette.

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La sortie d’un James Bond devient, pour les marques, l’équivalent des Jeux olympiques en ce qui concerne le cinéma: une série d’opportunités marketing, qui ne se retrouvent nulle part ailleurs.

La sortie d’un James Bond devient, pour les marques, l’équivalent des Jeux olympiques en ce qui concerne le cinéma: une série d’opportunités marketing, qui ne se retrouvent nulle part ailleurs.

Spectre, le 24e de la série des James Bond, a pris l’affiche ce vendredi 6 novembre en Amérique du Nord. C’est le James Bond le plus cher jusqu’à présent, avec un budget de plus de 300 millions$ (US), dont 36 millions pour des voitures. On a d’ailleurs démoli, pendant le tournage, sept Aston Martin et une Land ­Rover.

Ne nous inquiétons quand même pas trop pour la rentabilité. En plus de pouvoir compter sur les performances au box-office, les producteurs des James Bond sont passés maîtres dans l’art d’exploiter le placement de produits. Voici quelques faits marquants à ce sujet.

La longévité : Le premier film de James Bond est sorti en 1962. Aucune série cinématographique ne s’approche du nombre incroyable de 24 épisodes. Ni les Star Wars, ni les Harry ­Potter, ni les Indiana Jones...

Les Olympiques du cinéma : Les James Bond sont en train de devenir au domaine du cinéma ce que les Jeux olympiques sont au sport: un évènement récurrent et attendu... et une propriété convoitée par les marques. Dans ce cas-ci, les marques qui se sont associées à Spectre comprennent Aston Martin, Heineken, John Ford, la vodka Belvedere, Omega et Gillette.

Les opportunités : James Bond évolue dans un contexte contemporain et réaliste (enfin, à peu près), il se déplace partout dans le monde, il soigne son look, fait une grande utilisation de voitures... et consomme pas mal d’alcool. ­Autant d’opportunités de se faire valoir pour des marques, et dans tout un éventail de ­domaines. C’est le cas pour Gillette, nouvelle venue, avec Spectre, parmi les marques qui s’associent à Bond, et qui y voit un complément intéressant à ses opérations associées au sport. «C’est pour nous une excellente façon de rejoindre les hommes, et en particulier des hommes plus jeunes », déclarait à l’agence Reuters la ­responsable de la marque chez Procter and Gamble.

Les déploiements : Après avoir payé de fortes sommes pour être vus dans le film, les commanditaires s’arrangent pour que leur investissement fasse du «millage». Ainsi, Heineken a investi 100 millions $ dans une campagne mondiale mettant en vedette Daniel Craig. Et Belvedere a sorti des bouteilles «007» ­spéciales, en édition limitée. Toutes ces ­opérations, en plus d’assurer de la visibilité à ces marques, viennent encore renforcer le ­déploiement du film.

Et quand même... un peu de retenue : Non, Daniel Craig n’aura pas joué dans les James Bond les plus «commerciaux» de l’histoire. Le sommet du genre avait été atteint avec Die Another Day (2002), alors que Pierce Brosnan incarnait 007, avec la présence de pas moins de 21 marques! Des commentateurs avaient d’ailleurs rapidement surnommé le film Buy Another Day. D’autant plus que les opérations n’étaient pas toujours subtiles. On s’est restreint depuis: Casino Royale (2006) avait ramené ce nombre à sept. Spectre en contient 17. Et on a appris à montrer un peu plus de finesse.

 

Le changement de garde de la semaine

Trente ans après avoir fondé Infopresse, Bruno Gautier, président et éditeur, en confie la direction à Arnaud Granata, qui devient président et éditeur, et Clodine Chartrand, qui est désormais vice-présidente et chef des opérations. Bruno Gautier demeure actionnaire minoritaire et membre du conseil ­d’administration.

 

Le baptême de la semaine

Signe des temps : l’Association des agences de publicité du Québec (AAPQ) est devenue cette semaine l’Association des agences de communication créative (A2C), afin de «mieux représenter les agences membres de l’Association, dont le rôle et l’expertise ont évolué et dépassent les frontières de la ­publicité.

 

L’acquisition de la semaine

Groupe V Média a annoncé qu’elle a fait l’acquisition du site 25Stanley.com, blogue d’actualités sportives qui génère plus de 32 millions de pages vues annuellement. «Cette acquisition confirme notre volonté d’accroître ­notre présence numérique et de continuer de proposer à nos clients et à notre public des contenus multiplateformes divertissants et performants», a indiqué Maxime Rémillard, président et chef de la direction de Groupe V Média.

 

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