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Des personnages créés à Saint-Antoine-de-Tilly

Le directeur artistique de La guerre des tuques 3D a hésité avant de s’attaquer à ce «film sacré» pour les Québécois

Le directeur artistique de La guerre des tuques 3D, Philippe Arseneau Bussières, a trouvé ça «épeurant et excitant» de transformer en personnages animés les héros du Conte pour tous.
Le directeur artistique de La guerre des tuques 3D, Philippe Arseneau Bussières, a trouvé ça «épeurant et excitant» de transformer en personnages animés les héros du Conte pour tous.

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Après une hibernation qui a duré plus de 30 ans, les personnages de La guerre des tuques ont repris vie dans une résidence de Saint-Antoine-de-Tilly, en banlieue de Québec, grâce au coup de crayon du directeur artistique Philippe Arseneau Bussières.

C’est à cet illustrateur de métier, qui a fait ses premières armes au cinéma dans La légende de Sarila, qu’on a confié la délicate tâche de métamorphoser en bonshommes animés Luc, Sophie, Cléo, Ti-Guy la Lune et tous les autres personnages du célèbre Conte pour tous en vue d’en faire une nouvelle version en 3D.

«La première fois qu’on m’a approché avec ce projet, je ne pensais pas que c’était une bonne idée de toucher à ça. C’est tellement un film sacré pour les Québécois. Je trouvais ça dangereux. Mais, en même temps, comme illustrateur, ça me semblait intéressant de voir comment j’allais m’approprier les personnages», indique Arseneau Bussières dans un entretien avec Le Journal.

Le directeur artistique de La guerre des tuques 3D, Philippe Arseneau Bussières.
Photo Le Journal de Québec, Stevens LeBlanc
Le directeur artistique de La guerre des tuques 3D, Philippe Arseneau Bussières.

Chabot la Brute, Lucie la Tornade

Philippe Arseneau Bussières a rapidement statué que ses personnages animés ne seraient pas des caricatures des héros du film original.

«On s’est amusés à trouver des objets ou des animaux qui pouvaient vraiment bien définir les personnages», soumet le directeur artistique.

Ainsi, explique-t-il, Chabot «la grosse Brute» a été comparé «à un vieux frigidaire». «Rond» pour démontrer qu’il est quand même attachant. Pour la petite Lucie, «la boule d’énergie», les créateurs ont pensé à une tornade. «Je lui ai fait d’immenses lulus par rapport à ses jambes, ce qui fait un personnage qui ne tient pas en place.»

La création de la chienne Cléo a représenté un défi particulier pour Arseneau Bussières.

«Il faut qu’elle soit à la fois attachante et repoussante parce que c’est un chien en fin de vie. Trouver le juste milieu a été difficile. On voulait avoir le goût de la flatter, mais pas de se mettre le nez dans son poil.»

Première à Québec

Philippe Arseneau Bussières sera un spectateur attentif, ce soir, au Cinéplex Sainte-Goy, où La guerre des tuques 3D sera présenté pour la première fois à Québec. Il avoue qu’il surveille attentivement les commentaires des gens sur le film, en particulier sur les aspects qui concernent son travail.

«Est-ce que les gens trouvent ça beau, est-ce que les personnages sont attachants? C’est ce qui me parle le plus. Mais on veut aussi que les gens aiment le projet dans son ensemble. Ce qui est un peu normal quand tu travailles plus de deux ans sur un film.»

— La guerre des tuques 3D prend l’affiche jeudi dans les cinémas.