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Élections partielles: le PLQ conserve ses trois châteaux forts

Malgré une lutte serrée dans Saint-Henri-Sainte-Anne, le Parti libéral conserve ses trois sièges

Élections partielles: le PLQ conserve ses trois châteaux forts
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean

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En ces temps de grèves tournantes dans le secteur public et de contestation de leurs politiques d’austérité, les libéraux ont conservé leurs trois châteaux forts à l’élection partielle d’hier avec des résultats similaires à ceux de 2014.

Dans les circonscriptions de Saint-Henri-Sainte-Anne, Fabre et Beauce-Sud, les électeurs ont réélu des candidats libéraux.

Dans René-Lévesque, sur la Côte-Nord, c’est plutôt le Parti québécois (PQ) qui a conservé son siège. En fin de compte, les résultats ne changeront donc rien à la composition de l’Assemblée nationale.

Au moment de mettre sous presse, le Parti libéral (PLQ) avait récolté en moyenne 43 % des voix. Il s’agit d’un score prévisible pour le PLQ, qui avait obtenu environ 44 % des voix dans ces quatre circonscriptions en 2014.

C’est dans Saint-Henri-Sainte-Anne que la lutte a été la plus serrée. À 21 h 55, la candidate libérale et ex-caquiste Dominique Anglade avait seulement 1204 voix de plus que la péquiste Gabrielle Lemieux, qui a elle-même été talonnée par la solidaire Marie-Eve Rancourt.

Le total des voix obtenues par le PQ et Québec solidaire dépassaient celles obtenues par Mme Anglade.

Pas une caution

Les victoires libérales d’hier ne doivent toutefois pas être interprétées comme une caution des politiques d’austérité que le gouvernement de Philippe Couillard met de l’avant ces temps-ci, s’entendent pour dire les politologues consultés par Le Journal.

«Ce n’est pas significatif. S’il y a une insatisfaction, ce n’est pas dans ces circonscriptions-là que ça se manifesterait, puisqu’il s’agit de châteaux forts libéraux», estime Jean-Marc Piotte, professeur émérite en politique à l’UQAM.

«Les motifs pour voter libéral sont variés», abonde André Lamoureux, lui aussi professeur à l’UQAM. «Par exemple, un électeur peut être contre l’austérité, mais voter libéral parce qu’il est contre la souveraineté», illustre-t-il.

Faible participation

Reste «qu’il faut être très prudent avec l’interprétation des partielles», insiste Éric Montigny, professeur à l’Université Laval. D’autant plus que le taux de participation y est très faible. Vers 22 h, le taux de participation moyen avoisinait les 32 %.

«Ça veut dire que sept électeurs sur dix sont restés chez eux», illustre M. Montigny.

De façon générale, les électeurs sont moins nombreux à se déplacer pour une élection partielle que pour une élection générale. À cela vient s’ajouter le fait qu’une partie de la campagne a chevauché la fin de la campagne fédérale, rappelle M. Montigny.