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Heures d’ouverture «rigides»: les boutiques érotiques craignent pour leur survie

Les boutiques érotiques veulent voir leurs heures d'ouverture allongées au Québec. Sinon, la présidente de l’Association des boutiques et vidéos érotiques du Québec, Édith Arsenault, craint que plusieurs établissements ferment leurs portes.
Photo Le Journal de Montréal, Martin Chevalier Les boutiques érotiques veulent voir leurs heures d'ouverture allongées au Québec. Sinon, la présidente de l’Association des boutiques et vidéos érotiques du Québec, Édith Arsenault, craint que plusieurs établissements ferment leurs portes.

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Les boutiques érotiques veulent avoir le droit de vendre lingerie, lubrifiants et autres jouets sexuels plus tard le soir, sans quoi elles risquent d’être acculées à la faillite.

Il n’y a pas si longtemps encore, le ministère de l’Économie tolérait que les boutiques érotiques demeurent ouvertes au-delà des heures légales, soit après 21 h du lundi au vendredi et après 17 h les week-ends.

Les fonctionnaires du Ministère ont toutefois décidé de serrer la vis aux personnes qui exploitent ces commerces.

Les affaires ramollissent

«Ils nous ont dit: “Non, nous autres, on a décidé que ça ne faisait plus notre affaire. On vous tolérait, mais on ne vous tolère plus, donc vous fermez à 17 h le samedi et le dimanche, c’est comme ça”», a raconté le propriétaire des boutiques PlanetX de Québec, Jean-Luc Audet, en entrevue avec l’Agence QMI.

M. Audet affirme que son chiffre d’affaires le samedi a fondu de plus de 60 % depuis que le Ministère applique à la lettre la Loi sur les heures et les jours d’ouverture et d’admission dans les établissements commerciaux.

Le conjoint de Cindy Cinnamon, une personnalité bien connue dans le milieu de l’érotisme au Québec, dit avoir été contraint de mettre des employés à pied.

La situation est telle que l’Association des boutiques et vidéos érotiques du Québec (ABVEQ), qui représente une vingtaine de boutiques dans la province, a entrepris des démarches auprès du gouvernement.

Comme les salons funéraires

Elle demande que les sex shops soient ajoutés à la liste des commerces qui peuvent demeurer ouverts après les heures légales.

Jusqu’à présent, plusieurs types de boutiques comme les tabagies, les salons funéraires, les pharmacies et les kiosques à journaux se sont prévalus de cette exception.

«On a vraiment une industrie particulière avec des habitudes de consommation différentes et, si on ne remédie pas à la situation, il y a beaucoup de boutiques qui vont devoir fermer leurs portes», a prévenu la présidente de l’ABVEQ, Édith Arsenault.

Sondage favorable

Elle a expliqué que les heures d’ouverture normales ne correspondent ni aux besoins ni aux habitudes des consommateurs, qui préfèrent effectuer leurs achats coquins le soir.

Un sondage réalisé par la firme CROP tend par ailleurs à lui donner raison (voir encadré).

L’enquête a révélé qu’une grande majorité des Québécois qui fréquentent les boutiques érotiques le font entre 17 h et minuit.

Les habitudes de consommation de produits érotiques des Québécois:

  • 63 % des Québécois ont déjà fréquenté une boutique érotique
  • 77 % des Québécois préfèrent fréquenter les boutiques érotiques après 17h
  • 39 % des Québécois préfèrent fréquenter les boutiques érotiques après 21h

Source: CROP

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