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La meilleure des «grosses» écoles publiques

L’École secondaire Armand-Corbeil arrive au 11e rang du classement malgré un grand nombre d’élèves

L’école secondaire Armand-Corbeil offre la concentration football, qui est très populaire auprès des garçons.
photo chantal poirier, le journal de Montreal L’école secondaire Armand-Corbeil offre la concentration football, qui est très populaire auprès des garçons.

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Avec près de 2000 élèves, l’École secondaire Armand-Corbeil, à Terrebonne, remporte cette année le titre de la meilleure des «grosses» écoles publiques.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a de la vie entre les murs de cette école secondaire située en banlieue de Montréal. Au son de la cloche, le flot ininterrompu d’élèves qui défilent dans les corridors est étourdissant, et le bruit ambiant presque assourdissant.

Mais même si le nombre de casiers multicolores y est élevé, on ne s’y sent pas comme un numéro, assure Adam, un élève de quatrième secondaire. Au contraire.

«J’ai beaucoup de liens avec mes profs, je vais jaser avec eux sur l’heure du midi», lance-t-il.

Arrivé en première secondaire avec de faibles notes, il a maintenant une moyenne supérieure à 80 %, lance-t-il fièrement.

«Je me suis vraiment fait encadrer, j’ai eu de l’aide de l’orthopédagogue. Ça m’a permis de m’améliorer.»

Des élèves motivés

Mais encore faut-il vouloir s’améliorer. Au 11e rang dans le palmarès des écoles publiques, l’École secondaire Armand-Corbeil doit sa bonne performance à la motivation de ses élèves, affirme son directeur, Jean Robitaille.

Chaque année, ils sont nombreux à vouloir s’y inscrire. «Nos élèves veulent être ici. Ça fait toute la différence», dit-il.

Cette école secondaire qui n’a pas toujours eu bonne réputation a fait un virage à 180 degrés il y a une vingtaine d’années en introduisant des programmes particuliers.

Les élèves du premier cycle sont tous inscrits dans une concentration, soit en football, en art dramatique ou au programme d’éducation internationale.

Une dynamique d’équipe

Mais il ne s’agit par forcément des meilleurs élèves, précise M. Robitaille. En art dramatique et au football, la moyenne requise est de 60 %. Les jeunes doivent passer une audition ou un test physique, selon la discipline.

«Mais on ne veut pas le meilleur coureur ou la vedette. On cherche une dynamique d’équipe. Notre but, c’est de prendre un jeune et de l’amener en cinquième secondaire.»

L’ÉCOLE SECONDAIRE ARMAND-CORBEIL

Cote globale (sur 10) : 7,8

Nombre d’élèves : 1886
 
Au 11e rang du Palmarès des écoles secondaires publiques
 

Les petits miracles de l’école secondaire Boudreau

Pour Audrey Manning, une ex-décrocheuse qui fréquente maintenant le cégep, le verdict est clair : l’école secondaire Boudreau est «la meilleure école en ville», proclame-t-elle haut et fort.

Peu importe si cet établissement, situé dans le quartier Vanier à Québec, arrive en queue de peloton du Palmarès des écoles secondaires, qui est basé principalement sur les résultats des élèves. Chaque année, son équipe arrive à réaliser de petits miracles, en diplômant des jeunes qui avaient tourné le dos à l’école ou qui s’apprêtaient à le faire.

Audrey a quitté l’école à l’âge de 16 ans, alors qu’elle avait un «parcours délinquant». Après avoir donné naissance à une petite fille, elle décide il y a trois ans de retourner sur les bancs d’école.

C’est à l’école secondaire Boudreau qu’elle réussi à décrocher son diplôme d’études secondaires. «Les profs croient tellement fort en leurs élèves que ça nous donne le goût de croire en nous», lance celle qui étudie maintenant en technique de soins infirmiers.

L’école de la deuxième chance

L’école secondaire Boudreau est une école pour adultes, mais qui fonctionne comme une école secondaire ordinaire. Cours magistraux, enseignement en groupe : les profs suivent leurs élèves de près.

Une foule d’intervenants sont aussi disponibles pour ces jeunes qui sont loin d’avoir eu la vie facile. Plusieurs élèves ont des troubles d’apprentissage, d’autres, des problèmes de consommation.

«C’est l’école de la persévérance, lance la directrice, Johanne Bissonnette. Au quotidien, tous les gestes sont posés pour aider le jeune à ne pas lâcher. On ne met personne à la porte.»

Et les jeunes en sont reconnaissants. Audrey retourne à l’école à l’occasion pour donner des nouvelles à ses anciens enseignants. «Ils m’ont tellement aidé», lance-t-elle.

 

 

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