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Bouteilles de vin : les Québécois favorables à la consigne, en principe

Bouteilles de vin
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MONTRÉAL – En principe, 80 % des Québécois se disent favorables à une consigne de 15 ou 20 cents sur les bouteilles de vin, surtout si l’on peut les rapporter dans un supermarché d'alimentation.

MONTRÉAL – En principe, 80 % des Québécois se disent favorables à une consigne de 15 ou 20 cents sur les bouteilles de vin, surtout si l’on peut les rapporter dans un supermarché d'alimentation.

En revanche, ils continueraient sans doute à les déposer dans un bac à recyclage. C’est du moins ce qui ressort d’un sondage CROP mené auprès de 1 000 Québécois adultes pour le compte du regroupement bacs+, une coalition de 27 associations et entreprises du secteur des boissons, de l’embouteillage, du commerce de détail et de la récupération.

Pour le regroupement bacs+, les Québécois expriment de bonnes intentions, mais ne passeront pas à l’action.

«Dès qu’on place les citoyens devant une situation réelle qui précise où ils devront aller porter leurs contenants, les chiffres se dégonflent et on constate qu’une grande proportion de Québécois continuerait de mettre leurs contenants dans le bac plutôt que de les rapporter.»

Par exemple, 58 % des Québécois ont affirmé qu’ils rapporteraient fort probablement leurs bouteilles de vin, si le seul point de dépôt était le supermarché d’alimentation.

Si le réseau des succursales de la Société des alcools (SAQ) était le seul autorisé à reprendre les bouteilles de vin consignées, seulement 46 % des Québécois se disent prêts à passer de la parole aux actes.

Même constat en ce qui concerne les autres types de bouteilles en verre, les bouteilles d’eau en plastique de 500 ml, les petites canettes d’aluminium, les contenants de jus et de lait, etc. Entre le tiers et la moitié des Québécois continueraient à les déposer dans un bac à recyclage, même si le gouvernement imposait une consigne.

«Sur la base de ces observations, l’instauration d’une consigne sur les bouteilles de vin (et les autres contenants) n’occasionnera pas un courant massif favorisant le retour des contenants dans un lieu de dépôt donné», a affirmé Sylvain Gauthier, vice-président de CROP.

Les répondants qui ne possèdent pas d’automobile se disent, sans surprise, moins tentés par la consigne.

Pour le regroupement bacs+, élargir la consigne à des contenants que les Québécois déposent dans leur bac de recyclage constituerait un coûteux dédoublement de services. Il vaudrait mieux élargir la transformation et le marché des matières recyclables.

En août dernier, les quelque 8000 commerces représentés par l’Association des détaillants en alimentation du Québec réclamaient la fin de la consigne des bouteilles en plastique et des canettes.


 

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