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Une ronde avec Céline

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Quelqu’un m’a demandé ­récemment avec quelle grande vedette internationale, tous ­milieux confondus, je choisirais de disputer une ronde si j’avais devant moi la lampe merveilleuse d’Aladin. Je ­réponds: Céline Dion.

Je trouverais ça très intéressant de l’entendre me raconter comment elle est devenue une des plus illustres artistes du monde. Je l’interrogerais sur sa discipline de vie. Pour avoir gravi tous ces échelons et maintenir si longtemps pareille réputation, elle doit en avoir toute une!

Et puisqu’elle est une adepte du golf, ça rendrait ces précieux moments plus plaisants encore.

Et si on me donnait l’occasion de choisir avec quelle professionnelle de la LPGA j’aimerais passer une journée, je répondrais: Brittany Lincicome. Je n’ai jamais joué avec elle, mais elle s’avère la plus longue cogneuse de la LPGA et je suis un peu intriguée de savoir comment elle négocie avec les parcours et comment elle prend la décision d’être tantôt audacieuse, tantôt conservatrice.

De retour en Floride

Brittany connaît davantage de succès sur les longs parcours que sur les courts. Plusieurs personnes croient que si tu possèdes de la puissance, alors tu es favorisée. Je note qu’au contraire, si les fanions sont moins éloignés, les filles de puissance comme Brittany et moi doivent réfléchir davantage, se concentrer.

J’ai justement beaucoup appris cette année sur cet aspect. Je me sens maintenant plus à l’aise sur les terrains courts. Devoir m’élancer du tertre en utilisant un autre bâton que le bois 1 n’est plus une punition ou une déception. Tout amateur de golf vous dira que c’est ben l’fun de frapper «comme un gorille»... Chez les professionnels, on doit plutôt développer comme réflexe que la précision du deuxième coup sera plus déterminante pour notre pointage.

Mon séjour au Québec s’est écoulé à la vitesse de l’éclair. Me voilà déjà de retour en Floride. Je suis en train de déménager pour emménager avec deux nouveaux colocataires, de bons amis à moi. J’étais bien contente que ma mère soit avec moi pour m’aider à tout organiser. Elle est toujours là quand j’ai besoin d’elle et je me considère privilégiée d’avoir une maman comme la mienne.

Long congé

Je vais ensuite recommencer l’entraînement intense. Deux semaines se seront écoulées sans que j’aie touché à mes bâtons. Je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai eu un aussi long congé. J’avoue que ça m’a fait un grand bien malgré que je sois ­passionnée.

J’ai trouvé ça un brin difficile par moments. C’est positif pour l’équilibre qu’il nous faut garder dans nos vies, alors j’essaie de ne pas trop me reprocher de m’être accordé cette pause. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire...

Prochainement, il y aura deux tournois du circuit Suncoast ici en Floride qui se dérouleront là où je devrai m’attaquer à cet événement très important pour moi – et pour toutes les autres qui rêvent d’êtres promues dans la LPGA –, le Q-school (école de qualification), au début de décembre. J’ai donc l’intention de m’inscrire à ces deux compétitions non seulement pour me familiariser avec ces complexes de golf, mais aussi pour me ­remettre en mode tension et fébrilité.

Si j’avais l’opportunité d’évoluer dans la grande ligue qu’est la LPGA, j’aurais la chance de m’envoler vers l’Asie à ce temps-ci de l’année, ce que je n’ai jamais fait encore.

Justement, les hommes de la PGA se retrouvaient à Shanghai le week-end dernier et le terrain autant que les paysages étaient de toute beauté.

Et comme je suis aussi une fan de sushi, j’en profiterais pour me ­régaler!

– Propos recueillis par Yvan Martineau

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