/travel
Navigation

Le Chili, terre des extrêmes

Coup d'oeil sur cet article

SANTIAGO (Chili) | Le Chili est un pays fabuleux, une terre de tous les contrastes, une terre des extrêmes aussi. C’est un pays qui se prête aux découvertes les plus variées, aux séjours les plus diversifiés, aux circuits les plus éblouissants et insolites. C’est un pays qui, de par sa nature même, a de quoi séduire tous les genres de vacanciers.

En ce début de novembre, c’est le printemps chilien

Dans la vallée de Casablanca, entre la capitale et la côte du Pacifique au centre du pays, dans les vignes les grappes sont déjà bien formées.

Aux abords des vignobles, les palmiers côtoient­­ les oliviers, les parterres de lavande et les massifs de jasmin. Le climat s’appa­rente ici au climat méditerranéen.

Dans les fjords, au sud, au-delà de Puerto Navales, on navigue dans une mer de glace et d’icebergs échappés des glaciers monumentaux aux reflets bleutés. Précédés d’un ­grondement sourd, les blocs de glace se ­détachent. Là aussi, il fait relativement doux sous le climat antarctique printanier de la Patagonie maritime.

Dans les anfractuosités de la haute falaise de granit qui surplombe le fjord Calvo, chez le cormoran impérial, le temps est aux amours. Par couples, les oiseaux occupent leur refuge. Plusieurs nids font déjà l’objet de soins attentifs.

Puis, le lendemain, dans le Fiordo de las Montañas, le climat est extrême, avec vent fort et pluie cinglante, quand les chaloupes bravant la glace approchent du glacier ­Alsina.

Quelques jours plus tard, en arrivant vers San Pedro de Atacama, tout au nord du pays, le vent s’est levé juste avant le coucher du soleil­­. On est entre 2500 et plus de 3000 m d’altitude. Les derniers rayons ravivent la couleur ocre du massif et du volcan. Jour après jour, rien ne change en cette contrée désertique où il ne pleut presque jamais.

En Amérique du Sud, du fait de sa position entre l’océan Pacifique et la cordillère des Andes, le Chili est le pays dont la conformation est la plus insolite. Il occupe un vaste territoire sur une longueur de quelque 4300 km dont la largeur, délimitée par cette colonne vertébrale montagneuse qui lui sert de frontière naturelle, ne dépasse jamais les 180 km, et qui parfois se ­limite à une trentaine de kilomètres.

Au cours des prochaines semaines, dans cette chronique, je vous relaterai les diverses expériences que je viens de vivre au Chili. Dans la capitale, Santiago, dans la vallée ­viticole de Casablanca, dans le port mythique de Valparaiso et sa ville sœur balnéaire de Viña del Mar, en Patagonie dans les vastes étendues de la pampa chilienne dans les alentours de Puerto Natales, en croisière dans les fjords avec des escales au plus près des glaciers, dans le désert d’Atacama, l’un des plus arides du monde.

REPÈRES

♦ Le Chili a un climat à l’opposé de celui qu’on connaît. En novembre, on est au printemps et l’été commence en décembre.

♦ Air Canada assure des vols directs vers Santiago au départ de Toronto. Le vol dure environ 10 h.

♦ Un dollar canadien vaut ­environ 520 pesos chiliens.

♦ Des hôtels très agréables : le Cumbres Lastaria à Santiago, et le (charmant) Cumbres, à San Pedro de Atacama.

♦ À Puerto Natales, en Patagonie, l’hôtel Remota propose des séjours en formule tout inclus comprenant une excursion ­nature par jour.

♦ La compagnie Scorpios ­organise à bord d’un navire d’une quarantaine de cabines des ­croisières expéditions de 4 jours et 3 nuits dans les fjords avec plusieurs escales par jour près des glaciers.

♦ Le voyagiste Canandes, spécialiste de l’Amérique latine, offre plusieurs formules de découverte du Chili, en groupe ou en voyage individuel. La brochure Memorias est disponible dans toutes les agences de voyages.

♦ Info : Chili et île de Pâques, édition­­ Lonely Planet; www.interpatagonia.com; www.chile.travel; www.gochile.cl