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Procès Turcotte: la preuve est close

Les avocats entameront leur plaidoirie mardi

Une importante étape a été franchie au procès pour double meurtre de Guy Turcotte, avec la fin de la preuve tant du côté de la défense que de la Couronne.
Photo Le Journal de Montréal, Martin Alarie Une importante étape a été franchie au procès pour double meurtre de Guy Turcotte, avec la fin de la preuve tant du côté de la défense que de la Couronne.

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Avec la fin de la présentation de la preuve, l’heure du verdict se rapproche au procès de Guy Turcotte pour les meurtres de ses enfants.

«La fin approche», a lancé le juge André Vincent au jury, juste avant d’ajourner les audiences jusqu’à la semaine prochaine.

Il ne reste donc que la plaidoirie de la défense et celle de la Couronne. Le juge donnera ensuite ses directives au jury, qui sera séquestré jusqu’à ce qu’il en arrive à un verdict unanime.

Guy Turcotte, qui a reconnu avoir tué Anne-Sophie et Olivier, a déjà annoncé qu’il plaidera la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. La Couronne, de son côté, plaidera pour une condamnation pour meurtre au premier degré.

«La défense plaidera en premier, suivie de la Couronne, a indiqué le juge aux 11 jurés. La défense entend faire une assez longue plaidoirie.»

Rappelons que le drame remonte à février 2009, à Piedmont dans les Laurentides. Les enfants de 3 et 5 ans avaient été poignardés 46 fois au total, quelques semaines après que Turcotte se fut séparé de son ex-femme qui le trompait.

Bataille d’experts

Au total, 42 témoins, dont 10 pour la défense, ont été entendus au cours des 29 journées d’audiences devant jury.

Six psychiatres — deux pour la Couronne et le double pour la défense — ont témoigné. Et le procès pourrait bien se jouer sur leur expertise, puisque l’état mental de l’ex-cardiologue au moment des événements est au cœur de l’affaire.

Fait à noter, tous les psychiatres affirment que Turcotte souffrait d’un trouble de l’adaptation au moment du drame. Sauf que si les psychiatres de la défense affirment que l’accusé n’était pas conscient de ses gestes, ceux de la poursuite affirment le contraire.

Méthanol

Le méthanol pourrait aussi jouer un rôle important pour le jury. Turcotte a en effet témoigné qu’il avait bu du lave-glace avant et après avoir tué ses enfants pour se suicider, mais qu’il n’a que des souvenirs parcellaires du soir du drame.

Les témoins de la défense affirment que ces problèmes de mémoires pourraient avoir été causés par l’ingestion de méthanol, mais un expert de la Couronne a affirmé le contraire. Le Dr Martin Laliberté, dernier témoin au procès, a d’ailleurs été longuement contre-interrogé à ce sujet ce jeudi et ce vendredi.

Il a été questionné sur de nombreux points très précis sur diverses études, mais le témoin a maintenu sa version voulant que le méthanol ne cause pratiquement aucune altération de la conscience chez les personnes qui en boivent.

La preuve au procès Turcotte en chiffres :

  • 29 : jours d’audiences devant jury
  • 32 : témoins pour la Couronne
  • 10 : témoins pour la défense
  • 6 : psychiatres ayant témoigné
  • 43 : éléments de preuves déposés par la Couronne
  • 20 : éléments de preuves déposés par la défense

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