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Larmes et indignations au Bataclan

Les Parisiens sous le choc rendent hommage aux victimes du carnage

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Félix Séguin et Maxime Landry
TVA Nouvelles

 

PARIS | Le va-et-vient est incessant autour du Bataclan, où plus de 80 personnes ont été tuées par les terroristes de l’État islamique. La façade du bâtiment qui donne sur l’avenue Voltaire est cachée par de larges toiles blanches. De temps à autre, les policiers raccompagnent des couples, des familles, venus identifier des victimes.

L’ambiance est lourde. Des centaines et des centaines de Parisiens ont marché pendant toute la journée et une partie de la nuit le long des cordons policiers dans un silence quasi complet.

Gabriel, qui ne souhaite pas dévoiler son identité complète, avait un poste prestigieux à Montréal jusqu’à tout récemment. Il est revenu vivre chez lui, à Paris, dans le quartier où il a grandi. La fusillade du Bataclan est survenue à deux pas de chez lui.

«J’ai vécu les bombes ici, dans les années 1980. Là, c’est différent. C’est à l’arme de guerre. C’est une déclaration de guerre», lance-t-il, les larmes aux yeux.

«C’est vrai que ce soir, c’est plombé. C’est totalement plombé», dit-il en parlant de l’ambiance très lourde dans les rues de la ville.

«J’ai de la difficulté à faire mon boulot aujourd’hui, dit-il. J’ai envie de crier.»

Se cacher sous les lits

Deux étudiantes qui habitent à un bloc du lieu de la fusillade n’ont pas dormi depuis 48 heures. «Les coups de feu, les tirs, ils nous ont dit qu’on devait se cacher sous les lits», racontent-elles en revivant la soirée meurtrière.

Elles sont maintenant prostrées devant le périmètre de sécurité qui ceinture la salle de spectacle afin de savoir si l’une de leurs copines fait partie des victimes.

Une journaliste d’iTélé se demande, entre deux interventions en direct, que sont devenus trois de ses collègues de la chaîne France 24. Ils étaient autour du Bataclan vendredi soir. La journaliste pense qu’ils sont tombés sous les balles.

Québécois choqué

Jean-Marc Généreux est venu prendre un bain de foule rue Richard-Lenoir, avec les milliers de Parisiens endeuillés. Le danseur québécois de 52 ans est une véritable vedette ici depuis qu’il est juge à l’émission phare de TF1 Danse avec les stars.

«Les gens sont sortis dans la rue malgré les demandes du gouvernement de rester à l’intérieur. Ils se disent: on ne nous tiendra pas en huis clos dans nos foyers», constate M. Généreux

«Ils ont beaucoup de courage et je les admire, je pense que ça va en prendre plus que ça pour faire tomber les Français.»

 

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